Nous dénoncions sur guinee7.com la prise en otage de La fédération guinéenne par des ‘‘sponsors-compétiteurs et des nouveaux riches’’. Et les dangers liés à cette situation rocambolesque. Voici la preuve par quatre que nous ne nous sommes pas trompés.

Le week-end dernier s’est déroulé la super coupe entre l’ASK, championne de Guinée et le Horoya, vainqueur de la coupe. Le match s’est soldé sur la victoire de celle-ci (0-1). Mais avant ce match du reste très suivi par un public guinéen qui renoue, depuis peu, avec les compétions nationales, il s’est passé hors du terrain une affaire pas très…ludique !

Ce jour du 7 décembre, les plus vigilants ont dû remarquer que le match a pris quelques minutes de retard avant le coup d’envoi.

Que s’est-il passé en réalité ? Selon nos sources, Antonio Souaré, le patron de Guinée Games sponsor de la coupe nationale et président du Horoya serait sorti de ses gongs pour dénoncer le manque des panneaux de Guinée Games au stade. Ce, à une dizaine de minutes du coup d’envoi du match diffusé en direct sur la télé nationale. ‘‘Les panneaux où le Horoya ne joue pas’’, aurait-il lancé. Pour qu’il accepte que son équipe joue, il a fallu de grandes négociations du ministère des Sports et de la Fédération guinéenne du football.

Pourquoi Antonio s’est comporté de la sorte ? Parce qu’il aurait remarqué au stade les panneaux de la société de son rival, lui aussi sponsor-compétiteur.

Le PDG de Guinée Games ignorait-il que la super coupe est une compétition à part et par conséquent le sponsoring qui l’accompagne doit être négocié ?

En tout cas en interdisant à son équipe de jouer en attendant de voir les panneaux de son entreprise affichés, Antonio Souaré a donné raison à tous ceux qui avaient émis des réserves par rapport au système de sponsoring en vigueur.

Abdoul Sylla