Les surveillants pénitentiaires guinéens sont en grève depuis vendredi dernier. Ils demandent de meilleures conditions de vie et de travail.

Nous avons rencontré ce mardi, Mamadi 2 Camara, le président de la commission de suivi et de discipline du personnel pénitentiaire.

« La grève a débuté vendredi sur toute l’étendue du territoire. Nous réclamons de meilleures conditions de travail et de vie. L’application du statut particulier (le salaire, le grade, les indemnités, les primes et des équipements du personnel pénitentiaire). Nous demandons la prise en charge effective à la fonction publique des 135 bénévoles qui travaillent des années sans salaire. Nous voulons aussi les sacs de riz ou que la valeur de ce riz soit ajoutée sur notre salaire; nous demandons aussi la nomination d’un directeur général issu du personnel pénitentiaire; nous demandons la création d’un fonds social pour la prise en charge sanitaire du personnel pénitentiaire; l’érection de la direction nationale en une direction générale à l’instar de la police, de la douane et des conservateurs de la nature. Parce que nous sommes tous des paramilitaires ; nous avons demandé aussi de fournir des véhicules servant de transport des détenus et du personnel pénitentiaire », a listé Mamadi 2 Camara.

Selon lui, toutes les démarches qu’ils ont menées ont toutes été infructueuses : « avant qu’on ne déclenche la grève, on a fait un préavis de grève. Ce n’est pas la première grève. Nous avons toujours fait des grèves. Il y a eu des engagements et ces engagements n’ont pas été respectés. Le statut est signé depuis le 31 octobre 2016. »

Enfin, il a estimé qu’ils continueront ce mot d’ordre jusqu’à la satisfaction de leurs différentes demandes : « Nous restons sur notre position. Pas d’entrée pas de sortie, tant que nos points-là ne sont pas appliqués. »

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com

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