En pleine période de Covid19, l’État guinéen et la pluie ont accepté  que les musulmans de Conakry fassent la prière sainte de la fête de tabaski, dans les mosquées et les endroits publics.

Comme à l’accoutumée, les citoyens du quartier Yimbaya, dans la commune de Matoto, se sont massivement réunis ce vendredi, dans l’école primaire de leur localité.

À la porte, le lavage des mains et la prise systématique de la température sont respectés. Bien que tout le monde n’ait pas bénéficié, des masques distribués à la rentrée. Les citoyens, conscients de l’enjeu, se sont munis de leurs masques, bien que certains les aient portés au menton.

Cependant, la distanciation sociale n’était pas au rendez-vous. Les citoyens ont prié côte à côte, sauf que le fait que chacun soit muni de son tapis de prière ait contribué à mettre une distance de quelques centimètres entre les fidèles.

À la fin de la prière, les fidèles inconsciemment se sont serrés les mains pour se souhaiter les meilleurs vœux. Bien que voulant respecter les gestes barrières, il est à dire que les fidèles ont été confrontés aux vieilles habitudes qui ont la vie très dure. Et c’est ainsi dans presque tous les quartiers de Conakry.

Abdou Lory Sylla pour guinée7.com