A la barre ce lundi, Aboubacar Sidiki Diakité alias Toumba a relaté les événements qui se sont déroulés le 3 décembre 2009 au camp Koundara actuel camp Makambo. Selon lui, Dadis et ses hommes voulaient l’éliminer pour lui faire porter le chapeau des événements du 28 Septembre 2009

J’étais sur mes nerfs. J’ai coupé ses grades et j’ai tiré une balle sur le visage

« Beugré, le commandant de Koundara m’appelle. Il me dit mon commandant, Makambo est venu arrêter mes hommes. Parce qu’ils avaient commencé à mettre leur plan à exécution. (…) J’ai demandé à Beugré, pourquoi tu ne t’es pas référé ? J’étais à Tombo. Je lui ai dit comment tu peux livrer tes hommes sans te référer ? Il a dit non, que Makambo a dit que c’est le président qui l’a envoyé. Je lui ai dit, où est-ce qu’on les a envoyés, il m’a dit au PM3 chez Baldé. J’ai appelé Makambo, pour savoir où il était. Il m’a dit qu’il est à la hauteur de l’aéroport. Je lui ait dit qui t’a dit d’arrêter les gens ? Il m’a dit que c’était le président (…) J’ai pris mon véhicule direct chez Baldé. Je suis monté là-bas et Cécé était avec moi. Il dit Toumba il faut t’asseoir. Je lui ai dit si tu me dis ça, tu vas me connaître tout de suite. Je lui ai dit où sont les hommes ? Il m’a dit qu’ils sont au PM3. Je suis allé là-bas, j’ai vu le Colonel Cécé Balamou. Il voulait s’éclipser et partir. Je l’ai interpellé. J’étais sur mes nerfs. J’ai coupé ses grades et j’ai tiré une balle sur le visage, j’ai dit faites sortir les hommes. Je les ai pris pour les envoyer à Koundara. C’est ce qui m’as amené à Koundara ».

Dadis est venu, je suis assis, il tape ma tête. J’ai dis Eh…

« A Koundara, j’étais là à crier sur Beugré. Je lui ai dit un responsable ce n’est pas comme ça (…) Général Baldé et Cécé Balamou sont partis trouver Dadis à la Présidence, je n’étais pas là-bas, je ne sais pas ce qu’ils lui ont raconté. Dadis ne m’a pas appelé, c’est-à-dire j’étais devenu quelqu’un maintenant à vendre. Il se lève avec ses hommes (…). Ils débarquent à Koundara. Je les ai entendus venir. C’est lui qui conduisait. Quand il est venu, le véhicule même n’a pas garé, il a sauté. Il a abandonné le véhicule là-bas, c’est le mur du mât qui a arrêté la voiture. Général Baldé était là-bas. C’était un noyau central du pouvoir. C’était l’oncle maternel de Dadis. J’étais assis, mais l’état dans lequel je l’ai vu, je ne lui ai même pas donné sa ration. Il a commencé à tempêter. Moi j’étais assis. Les hommes ont commencé à m’encercler. Chacun a engagé son arme. Les propos ont commencé à être tenus. Tu vas connaître tout de suite ce que tu fabriques. Dadis est venu, je suis assis, il tape ma tête. J’ai dit Eh (…) Quand tu tapes la tête de ton conseiller spirituel, s’il t’avait montré A, il va te montrer Z. Pendant ce temps, Makambo est en train de courir pour aller prendre notre arme. Et d’autres armes sont braquées sur moi. J’ai dit à ma garde donne-moi l’arme ici. Il me l’a passée. Dadis était en train de parler, je l’ai directement visé sur la tête. Ensuite je suis parti sur les autres. On s’est bagarré. Ils ont tiré ».

Finalement, je l’ai maîtrisé et je l’ai exécuté. J’ai tiré sur la tête de Dadis

« C’était une attaque injustifiée. Il fallait une réponse proportionnelle à l’attaque (…) Makambo n’avait pas besoin d’aller prendre un RPG contre moi. Souvent le terrain commande. J’étais le seul capitaine de mon âme. Comme je l’ai dit, le plan qui était déjà mis en place depuis pour m’exécuter ; pour dire voilà on est venu l’arrêter pour l’affaire du 28 Septembre, maintenant, il est mort. Sans témoin, c’est fini. Moi j’ai pris ma responsabilité. J’ai bataillé avec Makambo, je l’ai maîtrisé. Oui. Les autres ont tiré. C’est Dieu seul qui sait. Il a la hache. Makambo marche à la Présidence avec les cauris, déshabillé avec des fétiches la nuit, il marche pieds nus avec sa hache. Il intimide tout le monde bien avant cela. Donc je me suis précipité sur lui pour dégager l’arme, il a résisté, on a bataillé, les autres étaient en train d’allumer le feu. Mais il y a un secret que Dieu sait. C’est lui qui a fait descendre le fer (…) Même si tu es préparé, c’est le fer qui coupe le fer. Finalement, je l’ai maîtrisé et je l’ai exécuté. J’ai tiré sur la tête de Dadis. Parce que c’est lui qui en était responsable et le féticheur l’avait dit. Les balles venaient de toutes parts. Quand j’ai fini avec Makambo, les autres ont fuient et sont descendus dans la mer là-bas ».

Général Baldé, il a eu la chance je ne l’ai pas trouvé. Il était caché

« Général Baldé, il a eu la chance je ne l’ai pas trouvé. Il était caché. Là où il était caché, celui qui est allé le trouver là-bas, il n’y a pas ce qu’il n’a pas dit. Celui-là l’amenait vers moi, il était agrippé sur les pieds de ce dernier en disant, ne m’amène pas, ne m’amène pas. Lui l’a trainé. Quand ce dernier l’a laissé, il a nagé jusqu’à Boulbinet. Et après, il est allé immédiatement arrêter la famille de ce dernier. Il a fallu que les gens se lèvent pour dire non ».

Abdou Lory Sylla pour guinee7.com