Seydouba Soumah, actuel maire de la commune de Matam et son vice-président, Ismaël Condé ont comparu devant le tribunal de première instance de Mafanco, ce 21 juin 2021. Ils sont poursuivis pour « escroquerie, entrave à la liberté d’accès à l’égalité des candidats dans les marchés, les concessions d’égalité de service publique », Sékou Kaba.

A la barre, les prévenus ont nié les faits articulés contre eux. Il s’agit d’un contrat de concession lié au balayage des ordures de la commune de Matam. Selon l’accusation, la mairie a fait travailler des femmes d’une PME durant 2 mois 19 jours sans les payer.

Selon le maire, dans le contrat, la commune n’avait aucun avantage. Il revenait au président de la PME de payer les femmes qui ont balayé les rues de la commune de Matam.

« Je n’ai rien reçu, seulement j’ai signé le contrat », s’est défendu le maire à la barre. Avant de soutenir que le contrat n’engage pas la mairie financièrement.

De son côté, Ismaël Condé, a expliqué au tribunal qu’il n’est « ni signataire, ni bénéficiaire, ni distributeur » du contrat. Et de préciser que, « je n’ai reçu aucun franc après la signature du contrat ».

« Le seul lien que j’ai avec les signatures de ce contrat c’est le fait qu’ils sont venus me voir pour avoir un contrat, je les ai conseillés d’envoyer une demande au maire qui est le seul signataire d’un contrat », a-t-il précisé.

Plus loin, il a révélé : « j’ai trouvé le contrat déposé au bureau du maire, il (le maire) nous a dit que c’est un bon contrat, c’est ainsi qu’il l’a signé. »

Bhoye Barry pour guinee7.com

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