Le procès de Boubacar Diallo dit Grenade, mis sous mandat de dépôt, depuis le 22 juin 2018, s’est ouvert ce lundi, 11 février, au tribunal de première instance de Dixinn. Il est poursuivi pour tentative de meurtre et détention illégale d’arme de guerre. Des infractions qui sont punies par les articles 18, 206 et suivants du code pénal; 10 et 17 de la loi L/96/008/AN du 22 juillet 1996 portant sur les armes et munitions.

C’est aux environs de 12h 30 mn que le jeune Aboubacar Diallo dit Grenade a été appelé à la barre. Devant le tribunal, pendant les premières minutes, Grenade a transpiré à grosses gouttes et il a bu beaucoup d’eau. Une chaise lui a été apportée pour lui permettre de retrouver son calme.

A la barre, Boubacar Diallo a décliné son identité, puis lecture a été faite par le greffier du procès-verbal de renvoi. Le prévenu a nié tous les faits qui lui sont reprochés, sauf le port des tenues militaires. « Dans ce dossier, c’est les tenues seul que je reconnais », a-t-il fait savoir.

Poursuivant, Boubacar Diallo soutient qu’il porte les tenues militaires, parce qu’il les aime, et non pas pour faire du mal. Et il prétend ignorer que le port de la tenue militaire est interdit aux civils.

Pour les armes de guerre qu’il détient sur les photos, le jeune Grenade a déclaré que : « C’est la gendarmerie lui a donné l’arme ; ils m’ont dit de la reconnaître comme mon arme », a-t-il expliqué au tribunal, dans une salle exigüe pour la circonstance, vu le public présent sur les lieux.

Sur sa chaise rouge, derrière la barre, Grenade a soutenu qu’après son arrestation, un procès-verbal considéré comme son audition lui a été présenté pour qu’il le signe. Et sur ce procès verbal, selon Grenade, « plusieurs noms des cadres de l’UFDG » y figurent. Vu son refus de signer le document, il affirme avoir subi des tortures pour qu’il signe. Pour sauver sa vie, clame-t-il, il a fini par céder. Sur le fait des tortures, par noyade, il dit avoir contracté l’asthme.

« Le mouvement a été créé ; le lendemain, il a été annulé”, a répondu Grenade à la question du procureur qui lui demandait de parler de la “Section cailloux”.

« Est-ce que, M. le Président, il y a une arme présentée sur le dossier ou un scellé?”, s’interroge Me Salifou Béavogui, un des avocats de la défense. Suite à un silence du tribunal, Me Béavogui a demandé que les charges de détention d’armes de guerre soit abandonnées, parce que, estime t-il, le scellé ne figure pas au niveau du greffe du tribunal.

Après l’intervention des différentes parties au procès, le juge audiencier a renvoyé l’audience pour demain mardi, pour les réquisitions et plaidoiries dans cette affaire.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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