‘‘Pour les hommes, la femme égale incompétence. Non ! je ne suis pas d’accord, les femmes peuvent faire autant que les hommes en politique voire plus’’. Telle est la mise au point de l’honorables Hadja Aissata Daffé en marge de l’assemblée générale de l’Union de forces républicaines, tenue ce samedi 1er juillet à son siège de Matam.

Le débat sur la présence des femmes sur les listes électorales, refait surface. Et l’honorable Daffé, s’en fait l’écho. ‘‘Depuis très longtemps, on se bat pour une meilleure représentativité des femmes lors des élections. Dans le code électoral qu’on vient d’amender, il existait dans ce code en son article 127 que 30 % sont accordés aux femmes sur toutes les listes lors des différentes échéances électorales’’, a-t-elle rappelé.

Le renvoi de ce code devant les députés pour relecture est une opportunité. En tout cas en croire Hadja Daffé. ‘‘L’arrêt de la cour constitutionnelle qui nous est parvenu dit que ce quota (30 % de femmes) n’est pas conforme à la constitution. J’étais choquée au départ, mais enfin de compte quand j’ai analysé, j’ai dit ça, c’est un boulevard qui nous est ouvert. Parce que je vois sur quoi la cour constitutionnelle s’est basée, c’est parce que l’article 8 de la constitution dit que : tous les citoyens sont égaux en droits et devoirs’’, se rappelle-t-elle.

Avant d’ajouter : ‘‘A partir du moment où nous faisons les 52 % de la population, on ne devait pas seulement nous accorder que les 30 %, on devait avoir normalement les 52 %. Mais comme on dit que nous sommes tous égaux en droits et en devoirs alors le boulevard nous est ouvert maintenant de demander les 50%. Comme les 30% sont rejeté par la constitution, cela veut dire ce que les hommes doivent avoirs nous devons avoir la même chose aussi. Donc on partage le gâteau en deux.’’

Ismaël Sylla pour Guinee7.com