Une mission composée des ‘‘avocats sans frontière’’ et des journalistes cherchant à savoir ce qui s’est passé sur le drame de Womey aurait été empêchée. ‘‘C’est non seulement condamnable et déplorable, le colonel de l’armée qui aurait donné l’ordre
d’évacuer la mission de Womey a précisé qu’il n’a d’ordre à recevoir ni du gouverneur ni du préfet,  » nous a dit Dr Faya Millimono président du bloc libéral et porte-parole du comité dit de crise du drame de womey.

Et de renchérir: » On les traite comme s’ils étaient des criminels en les entendant sur PV pendant cinq heures. Ils ont subi des préjudices moraux. Cela est une manière de cacher la vérité au peuple de Guinée. L’Etat ainsi sera coupable pour obstruction et violation des droits et libertés. Nous voulons entendre le ministre de la justice sur la question’’.

On se rappelle que le Comité dit de crise sur les évènements de Womey s’est prononcé, vendredi, 3 octobre, à la Maison de la presse, sur la tragédie survenue, mardi, 16 septembre, dans la sous-préfecture de  Womey, préfecture de N’zérékoré, faisant près de 10 morts.

Dans sa déclaration,  ce Comité de crise dit avoir constaté avec regret, que depuis ce tragique évènement, nombreux sont ceux qui ont prononcé des jugements hâtifs, de nature à compromettre dangereusement l’œuvre de la justice.

Le président de ce Comité, Francis Lamah  a condamné ‘’fermement’’ les actes de violences ayant conduit à des tueries à Womey. Il a dénoncé par la même occasion, les exactions commises dans ce village, notamment ‘‘les vols et pillages systématiques des biens appartenant  aux citoyens  de Womey, les violences physiques, les arrestations arbitraires, ainsi que la destruction des habitations’’.

Pour lui, les acteurs de ces faits, qui qu’ils soient, doivent être également retrouvés et punis à la hauteur de leur forfaiture.

De son côté, Dr  Faya  Millimono, membre  dudit Comité  a  précisé,  qu’il  recommande  au gouvernement et à la communauté Internationale, entre autres, de diligenter dans les plus brefs délais une Commission d’enquête impartiale, respectant et protégeant les droits de l’Homme en toutes circonstances, afin de faire la lumière sur ce qu’il convient d’appeler aujourd’hui «les incidents regrettables de Womey».

Egalement,  de  mettre en place une stratégie efficace et adaptée de communication, envue de contrer efficacement l’épidémie d’Ebola en Guinée, en général et dans les zones rurales en particulier, d’ordonner immédiatement le retrait et sans conditions, des forces de défense actuellement postées à Womey et d’éviter la chasse aux sorcières non fondée.

Djibril Bah avec l’AGP