La session ordinaire de l’Assemblée générale débuté le 7 septembre dernier de l’Institution Nationale Indépendante des Droits Humains (INIDH) a pris fin ce 27 septembre 2018, au Palais du peuple dans la salle du 28 septembre.

Durant trois semaines, les commissaires de cette institution ont fait le monitoring dans les prisons civiles des huit régions administratives du pays.

Après ce monitoring et les débats qui ont suivi, la plénière a adopté deux résolutions qui sont : « le monitoring des lieux de privation des libertés fera l’objet d’un rapport que le bureau exécutif est invité à finaliser et soumettre à la prochaine session ; compte tenu de l’ampleur des cas de violation des droits de l’homme constatés dans les milieux de privatisation des libertés, la plénière invite les départements en charge des finances de prendre les dispositions pour doter l’INIDH des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions. »

Population carcérale : 1419 pour les régions de l’intérieur et 1363 pour la maison centrale de Conakry 

Dans son discours de clôture, le président de l’INIDH, Alia Diaby, déclare : « Il ressort des rapports par région déjà dépouillés ainsi que des comptes rendus en plénière que 7 maisons centrales sur 8 ont été visitées, 74 unités de gendarmerie et de police qui servent de gardes à vue ont été visitées. De même, les rapports relèvent que 7 régisseurs, 3 infirmiers et  au moins 24 détenus et de nombreux chefs de poste ont été auditionnés par  les commissaires aux droits de l’homme. Nous avons noté une population carcérale de 1419 détenus pour les régions de l’intérieur et 1363 détenus pour la seule maison centrale de Conakry ».

Pour lui, « Ces chiffres n’incluent pas la région de Kindia. (…) où la mission a été empêchée d’accéder à la maison d’arrêt par le procureur de la République près le TPI de Kindia. C’est seulement dans les postes de gendarmerie et de police de Kindia où nous avons eu accès ».

En conséquence « conformément à la résolution N°1 de cette session, nous allons prendre les dispositions pour préparer le rapport circonstanciel sur les prisons, le transmettre à qui de droit et le publier conformément à la loi ».

La mission a noté presque partout le recours excessif à la détention préventive, le non-respect du délai de garde à vue et des cas d’abus

Il note, par ailleurs, que : « Les interventions des commissaires ont permis la mise en liberté de 8 détenus dont il a été établi qu’ils étaient en détention arbitraire dont 4 à Mamou et 4 à Labé. La mission a noté presque partout le recours excessif à la détention préventive, le non-respect du délai de garde à vue et des cas d’abus. Elle note également le non tenu en compte du genre et de la condition particulière des mineurs. »

Selon lui, la mission a noté aussi que « les bâtiments où se trouvant les détenus sont dans un état de délabrement très poussé. La plupart d’entre eux, ont été construits avant l’indépendance, du coup les prisonniers baignent dans une chaleur étouffante propice aux maladies et en contradiction totale avec les standards en la matière ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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