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Simandou : Rio Tinto SimFer fait le point sur l’avancement du projet

Rio Tinto SimFer a réuni la presse ce jeudi 26 mars 2026 à l’occasion de sa traditionnelle rencontre trimestrielle, consacrée à l’état d’évolution du projet Simandou. Ce mégaprojet minier et d’infrastructures, considéré comme l’un des plus ambitieux du continent africain, continue de franchir des étapes jugées décisives par les responsables de l’entreprise.

Face aux médias, le directeur général de SimFer S.A., Chris Aitchison, aux côtés du directeur pays de Rio Tinto en Guinée, Aboubacar Koulibaly, a dressé un tableau globalement satisfaisant des travaux en cours, évoquant des avancées simultanées sur les composantes minières, ferroviaires et portuaires du projet.

Un maillon ferroviaire désormais achevé

Dès l’entame des échanges, la direction de SimFer a mis en avant une étape considérée comme structurante dans la chaîne logistique du projet : l’achèvement de l’embranchement ferroviaire reliant la zone minière de Simandou au chemin de fer Transguinéen.

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S’exprimant sur ce point, Chris Aitchison a indiqué : « nous avons célébré en mai de cette année l’achèvement de l’embranchement ferroviaire. Les travaux ont été achevés et l’infrastructure a été remise officiellement. Nous ne parlerons donc plus de cet embranchement ferroviaire puisque les travaux sont terminés ».

Cette avancée marque, selon l’entreprise, une étape importante dans la structuration du corridor ferroviaire destiné à acheminer le minerai vers les installations portuaires.
Des infrastructures minières en avance sur le calendrier

Sur le site d’exploitation, les travaux liés aux installations permanentes poursuivent leur progression. Les unités de concassage, les zones de stockage et les systèmes de chargement des trains affichent des niveaux d’exécution jugés satisfaisants par la direction du projet.

Chris Aitchison a également insisté sur le rythme des travaux : « ces travaux avancent très bien et nous sommes même en avance sur le calendrier. Nous prévoyons de lancer la mise en service de nos infrastructures permanentes de concassage au cours du second semestre de cette année ».
Une annonce qui confirme la volonté de SimFer de maintenir le cap sur les échéances fixées malgré l’ampleur des chantiers.

Moribaya : un port stratégique en phase finale

Le volet portuaire, notamment le site de Moribaya, constitue l’un des autres piliers du projet. Sur ce site, la structure du quai est désormais largement avancée, avec l’installation progressive d’équipements clés destinés aux opérations de chargement. « Nous disposons désormais d’un quai dont la structure est pratiquement achevée, avec trois chargeurs de navires installés au-dessus », a précisé Chris Aitchison.

Les systèmes de déchargement et les zones de stockage suivent la même dynamique, tandis que l’entreprise prévoit une finalisation des travaux au second semestre 2026, en vue d’une mise en service au premier trimestre 2027.

Malgré les défis logistiques et l’approche de la saison des pluies, la direction se veut rassurante. « Nous respectons notre calendrier, nous recevons régulièrement les équipements nécessaires et, durant le second semestre de cette année, nous annoncerons de nouvelles étapes majeures », a-t-il ajouté.

Le capital humain au centre du projet

Au-delà des infrastructures, SimFer met en avant une stratégie axée sur la formation et la montée en compétences locales. Une approche que le directeur général présente comme indissociable de la réussite du projet. « Nous ne construisons pas seulement des infrastructures, nous formons également des personnes à travers ce projet. Nous développons les compétences humaines en même temps que nous construisons les infrastructures », a expliqué Chris Aitchison.

Dans ce cadre, l’entreprise cite notamment la formation de jeunes Guinéens à l’étranger, en particulier en Chine, dans le domaine de l’exploitation maritime liée aux navires de transbordement. « C’est un excellent exemple de transfert de compétences : identifier les talents, les former, les accompagner et leur permettre de devenir les futurs responsables de l’exploitation », a-t-il souligné.

Selon la direction, plusieurs cadres nationaux occupent déjà des fonctions techniques et opérationnelles au sein du projet.

Une main-d’œuvre majoritairement guinéenne

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Aboubacar Koulibaly a, pour sa part, insisté sur l’impact du projet en matière d’emploi et d’intégration locale. « Aujourd’hui, notre pourcentage est à 77 %. Les Guinéens ont des opportunités de travail sur un effectif total d’à peu près 20 000 travailleurs », a-t-il déclaré.

Au-delà de l’emploi direct, Rio Tinto SimFer affirme également intervenir dans les domaines sociaux, notamment à travers la construction d’écoles, de centres de santé et d’infrastructures communautaires dans plusieurs zones impactées par le projet, dont Beyla et Forécariah.

Un projet évalué à près de 20 milliards de dollars

Le directeur pays de Rio Tinto en Guinée a replacé Simandou dans une perspective économique plus large, le qualifiant de projet structurant pour les générations futures. « Lorsque nous parlons de transformation, il faut rappeler que Simandou est un projet multigénérationnel. C’est un investissement colossal de près de 20 milliards de dollars », a-t-il indiqué.

Selon lui, ce niveau d’investissement devrait renforcer l’attractivité de la Guinée et stimuler les opportunités pour les entreprises locales, notamment à travers la sous-traitance et les chaînes d’approvisionnement.

Engagements environnementaux et dialogue communautaire

Abordant la question des impacts environnementaux et sociaux, la direction de SimFer assure appliquer des standards internationaux stricts dans la conduite de ses opérations. « Nous avons des principes sur la gestion environnementale, sur l’impact sur les communautés et sur la façon dont nous faisons nos activités. Ces standards sont les mêmes partout dans le monde où Rio Tinto intervient », a expliqué Aboubacar Koulibaly.

L’entreprise met également en avant une démarche de concertation continue avec les populations et les acteurs locaux afin d’anticiper et de gérer les préoccupations liées au projet. « Nous nous engageons régulièrement avec les communautés et les organisations de la société civile pour tenir compte de leurs préoccupations et trouver ensemble des solutions adaptées », a-t-il conclu.

Un projet structurant pour l’économie guinéenne

À travers cette nouvelle communication trimestrielle, Rio Tinto SimFer réaffirme sa volonté de poursuivre la mise en œuvre du projet Simandou dans les délais annoncés. Entre infrastructures en cours de finalisation, montée en puissance des compétences locales et investissements massifs, le projet continue d’être présenté comme l’un des principaux leviers de transformation économique de la Guinée.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com