La Guinée accueille une mission de la CEDEAO consacrée à la promotion de l’inclusion des enfants en situation de handicap à travers un ambitieux programme de fourniture d’appareils d’assistance. Au terme d’un atelier de deux jours organisé à Conakry, les acteurs nationaux et régionaux ont insisté sur l’urgence de faciliter l’accès aux technologies adaptées, considérées comme un levier essentiel d’autonomie, d’éducation et d’insertion sociale.
Réunis à Conakry, les représentants de la Commission de la CEDEAO, des autorités guinéennes et des organisations de personnes en situation de handicap ont échangé sur les modalités de mise en œuvre de la troisième phase du Programme de fourniture d’appareils d’assistance. Cette initiative, qui couvre également la Gambie et le Sénégal, vise à améliorer les conditions de vie des enfants vivant avec un handicap grâce à des équipements adaptés.
Pour Ousmane Diané, chargé du plaidoyer à la Fédération des personnes handicapées de Guinée, ce programme répond à une attente de longue date. « Cette initiative arrive au moment où les besoins sont les plus pressants. Les enfants en situation de handicap manquent de prothèses, de fauteuils roulants, de tricycles adaptés, de prothèses auditives, de cannes blanches ou encore de tablettes spécialisées. Sans ces équipements, leur accès à l’éducation et à une vie autonome reste fortement compromis. Ces technologies d’assistance sont indispensables pour leur permettre d’apprendre, de se déplacer, de communiquer et de participer pleinement à la vie sociale », a-t-il mentionné.
Le président de l’Association guinéenne pour la promotion des personnes en situation de handicap, François Dopavogui, a salué une démarche porteuse d’espoir. « Nous accueillons cette action avec beaucoup d’enthousiasme, car elle répond aux aspirations des personnes en situation de handicap, particulièrement des enfants. Les échanges ont permis à toutes les catégories de handicap de faire entendre leurs préoccupations. Cette dynamique contribue non seulement à notre épanouissement, mais aussi à une meilleure reconnaissance de nos droits et à une véritable prise en compte de nos besoins dans toutes les politiques publiques », a-t-il déclaré.
De son côté, Abimbola Oyelohum, cheffe du Programme social et développement de la Commission de la CEDEAO, a insisté sur les défis qui restent à relever. Elle affirme que : « les discussions ont montré la nécessité pour les gouvernements de renforcer la mobilisation des ressources et d’investir davantage dans la collecte de données fiables. Les personnes vivant avec un handicap demeurent encore trop souvent invisibles dans les statistiques et les politiques publiques. Une meilleure connaissance de leur situation permettra de mettre en place des actions plus efficaces, d’améliorer leur accès aux services essentiels et de renforcer durablement leur inclusion dans tous les secteurs de la société. »
Pour soutenir cette ambition, la Commission de la CEDEAO a mobilisé une enveloppe de 300 000 dollars américains destinée à la troisième phase du programme, avec pour objectif de promouvoir l’inclusion sociale des enfants en situation de handicap et de réduire leur vulnérabilité dans les États bénéficiaires.
Bhoye Barry pour guinee7.com
