FEGUIFOOT : G47, chute du COMEX… Bhoye Bah interpelle les acteurs du football guinéen
Conakry – La crise qui secoue la Fédération guinéenne de football (FEGUIFOOT), sans Comité exécutif depuis le 9 juillet 2026, a été au cœur de l’émission Passion Sports de Guinee7 ce lundi. Le journaliste Thierno Mamadou Bhoye Bah a livré son regard sur cette situation qu’il juge préoccupante.
« Ce qui se passe à la FEGUIFOOT n’honore pas. J’ai toujours dit que les gens privilégient les intérêts personnels à l’intérêt général. Beaucoup pensaient que c’est le CONOR qui était le problème. On a tout fait, un congrès a été organisé, et le COMEX a été incapable de terminer son mandat. D’abord Bouba Sampil, puis Sory Doumbouya », a-t-il déclaré.
Pour Bhoye Bah, cette crise traduit surtout une guerre d’intérêts qui fragilise le football guinéen. Il estime qu’une réflexion profonde doit être menée sur le mode de fonctionnement de la fédération. « Aujourd’hui, il faut revoir le fonctionnement de notre football. Parce que les gens continuent à croire que pour être président de la FEGUIFOOT, il faut être dirigeant d’un club. Pour ça, des conflits d’intérêt peuvent naître. Aujourd’hui, il y a tellement d’acteurs dans le monde du football qui peuvent être responsables de cette fédération, mais qu’on fait tout pour écarter », a-t-il expliqué.
Revenant sur les différents groupes qui se sont formés au sein du football guinéen, le journaliste estime que les ambitions personnelles ont progressivement pris le dessus sur l’intérêt collectif.
« Vous avez entendu G47, tel groupe ou tel autre. En les écoutant, tu dis qu’ils veulent que ça marche, alors qu’ils ne voulaient qu’être à des postes de responsabilité. Et finalement, voici ce à quoi ça nous a conduits », a-t-il déploré.
Le rôle du secrétaire général de la FEGUIFOOT, Ibrahima Barry Blasco, a également été évoqué. Pour notre confrère, l’instance doit communiquer clairement sur la suite du processus. « Aujourd’hui, ce que je ne comprends pas, c’est la position de Blasco qui n’arrive pas à communiquer pour dire : voici la feuille de route, qu’est-ce qu’on va faire et dans combien de temps on va revenir à la normale ? », s’est-il interrogé.
Thierno Abdoul Barry pour guinee7.com
