Condamnation de Sékou Keïta et Maciré Camara : la défense annonce faire appel
Conakry-Sékou Keïta, porte-parole du ministère de la Justice et des Droits de l’homme, et Maciré Camara ont été reconnus coupables de tentative de fraude au concours de recrutement des auditeurs de justice. Sékou Keïta a été condamné à un an d’emprisonnement ferme et au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens. Maciré Camara a, quant à lui, été condamné au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens.

Après le prononcé du verdict par le tribunal de première instance de Dixinn, la défense a annoncé qu’elle interjetterait appel de la décision.
« Nous ne comprenons pas pourquoi les deux peuvent être condamnés à des peines de cette nature : pour Sékou Keïta, un an d’emprisonnement ; pour Maciré Camara, une amende de deux millions de francs guinéens et cinq ans d’interdiction de postuler au concours des auditeurs de justice. Ces éléments portent considérablement atteinte aux droits de nos clients. C’est pourquoi nous allons relever appel afin de rediscuter du bien-fondé de la décision rendue. Nous constatons que le droit a certes été dit, mais nous nous interrogeons sur le point de savoir s’il l’a été dans les conditions requises par la loi. Dès aujourd’hui, nous avons échangé avec nos clients et nous allons interjeter appel », a déclaré Me Amadou Diallo, l’un des avocats de Sékou Keïta et Maciré Camara.

Du côté du ministère public, le substitut Fanka Oularé a indiqué qu’une concertation interne serait menée afin de déterminer si le parquet fera appel de la décision.
« Nous avons entendu tout à l’heure le prononcé de la décision. Nous sommes partiellement satisfaits, puisque nous avions requis une peine de deux ans d’emprisonnement ferme contre les deux prévenus, compte tenu de la gravité des faits. Le juge a estimé que la prévenue Maciré devait être condamnée uniquement au paiement d’une amende de deux millions de francs guinéens, tandis que M. Sékou Keïta a été condamné à une peine d’emprisonnement d’un an ainsi qu’au paiement d’une amende de deux millions. Cela est contraire aux réquisitions que nous avions présentées. Nous envisageons donc, après concertation interne et avec l’aval de notre hiérarchie, de décider s’il y a lieu de relever appel ou non », a déclaré le magistrat.
Bhoye Barry pour guinee7.com
