Censure

Dossier Damantang Albert Camara : la CRIEF reporte la suite du procès au 8 décembre

L’ancien ministre d’Alpha Condé, poursuivi pour des présomptions de détournement de deniers publics dans deux départements ministériels, a catégoriquement contesté les faits à la barre ce mardi 3 novembre.

Conakry- L’ancien ministre Damantang Albert Camara devra patienter encore plusieurs semaines avant de s’expliquer davantage devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Alors que son dossier était de retour à l’audience ce mardi 3 novembre 2026, la juridiction a décidé de reporter la suite de la procédure au 8 décembre prochain.

L’ancien porte-parole du gouvernement d’Alpha Condé est poursuivi dans une affaire portant sur des présomptions de détournement de deniers publics évaluées à près de 240 milliards de francs guinéens. Les faits qui lui sont reprochés concernent deux départements ministériels qu’il a dirigés sous le précédent régime.

Selon les accusations, 222 milliards de francs guinéens seraient concernés par sa gestion au ministère de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle, de l’Emploi et du Travail. À cette somme s’ajoutent 17,3 milliards de francs guinéens liés à son passage à la tête du ministère de la Sécurité et de la Protection civile. Ces montants auraient été relevés comme non justifiés par l’Inspection générale d’État.

Damantang Albert Camara rejette les accusations

Cette audience marquait une nouvelle étape dans une procédure qui a connu un changement de formation de jugement. Le 20 mai dernier, les avocats de l’ancien ministre avaient engagé une procédure de récusation contre le juge Alpha Camara, initialement chargé du dossier. Les débats ont ainsi été confiés à une nouvelle chambre, présidée par Aly Badara Komah.

À la reprise des débats, ce mardi, la juridiction a procédé à la notification des faits reprochés à l’ancien responsable gouvernemental. Appelé à se prononcer sur les accusations, Damantang Albert Camara a clairement affiché sa position. « Non, je ne reconnais pas les faits », a-t-il répondu devant les magistrats.

La suite de l’audience n’a toutefois pas permis d’engager pleinement les débats sur le fond. La cour a évoqué les contraintes liées à son calendrier, notamment la nécessité de traiter en priorité certaines affaires concernant des personnes détenues.

Les différentes parties ayant donné leur accord au report sollicité, la juridiction a fixé la prochaine audience au 8 décembre 2026. Damantang Albert Camara, qui comparaît libre, devra donc attendre cette date pour la poursuite de son procès.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com