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Guinée : dépenses en hausse, investissements en recul et le déficit budgétaire ramené à 2,01 % du PIB

La politique de dépenses publiques de la Guinée connaît un nouveau réajustement. Réunis en séance plénière le samedi 7 novembre 2026, les députés de l’Assemblée nationale ont donné leur feu vert au volet dépenses de la loi de finances rectificative (LFR 2026). À travers cette révision, le gouvernement revoit ses engagements financiers, entre soutien aux prix des hydrocarbures, financement des secteurs prioritaires et réorganisation des investissements.

Le montant global des dépenses publiques est désormais estimé à 67 925,87 milliards de francs guinéens, soit 3 744,50 milliards de plus que dans le budget initial. Cette progression de 5,83 % traduit notamment le poids croissant des charges de fonctionnement dans les finances publiques.

Au cœur de cette augmentation figure la politique de stabilisation des prix du carburant. L’État prévoit 4 576,7 milliards GNF pour compenser les pertes de recettes pétrolières et préserver le prix à la pompe à 12 000 GNF. Une enveloppe complémentaire de 913 milliards GNF est également réservée à la stabilisation des hydrocarbures.

Les dépenses de personnel atteignent, quant à elles, 12 629,84 milliards GNF. Elles intègrent notamment les primes de performance des agents de la direction générale des impôts et le recrutement de 939 policiers. Les charges liées aux biens et services progressent également, notamment pour solder certaines dépenses électorales.

En parallèle, les autorités ont choisi de différer plusieurs investissements. Leur enveloppe recule de 10,13 %, à 23 562,27 milliards GNF, en raison du report de projets insuffisamment préparés à l’horizon 2027.

Malgré ces réaménagements, le déficit budgétaire est ramené à 2,01 % du PIB, contre 2,07 % initialement.

L’autre priorité demeure le programme Simandou 2040. Quelque 176 projets sur les 339 identifiés sont intégrés au budget 2026, mobilisant 10 137,65 milliards GNF.

Des financements ciblés sont aussi accordés aux universités, aux PME, à l’industrie, à l’accès à l’eau et aux équipements publics. Autant d’arbitrages qui témoignent de la volonté des autorités de concilier impératifs économiques et ambitions de développement.

Bhoye Barry pour guinee7.com