Censure

Le Directeur général adjoint de l’OGP suspendu après des propos jugés diffamatoires

Le Ministère de l’Information et de la Communication a pris, le 22 janvier 2026, une décision disciplinaire majeure à l’encontre de Monsieur Jean-Marie Soriba Coumbassa, Directeur général adjoint de l’Office Guinéen de Publicité (OGP).

 

L’intéressé a été suspendu de ses fonctions jusqu’à nouvel ordre pour manquement grave à ses obligations professionnelles.

Selon la décision officielle N°0027/MIC/SG/2026, signée par le Secrétaire général du ministère, Souleymane Bah, cette sanction fait suite à une série de faits jugés incompatibles avec les responsabilités de l’agent public.

 

Des avertissements restés sans effet

 

Le document rappelle que Monsieur Jean-Marie Soriba Coumbassa avait déjà fait l’objet d’un avertissement formel par courrier en date du 3 novembre 2025. Malgré cette mise en garde, l’intéressé aurait persisté dans des comportements considérés comme fautifs, portant atteinte « à l’honneur et à l’intégrité physique de la hiérarchie ».

 

Une vidéo à l’origine de la sanction

 

Le point culminant de cette affaire reste la diffusion, le 22 janvier 2026, d’une vidéo sur le réseau social Facebook, dans laquelle le Directeur général adjoint de l’OGP aurait tenu des propos jugés diffamatoires à l’encontre de hautes personnalités publiques du pays, allant jusqu’à « indexer la famille du Président de la République ».

 

Pour les autorités, ces faits constituent une faute disciplinaire grave, au regard des dispositions de la loi L/027 portant statut général des agents de l’État et de l’arrêté A/786 encadrant le fonctionnement des conseils de discipline au sein des départements ministériels.

 

Une suspension à titre conservatoire

 

Dans sa décision, le Ministère de l’Information et de la Communication estime qu’il y a lieu de prononcer une sanction proportionnée à la gravité des faits. En conséquence, Monsieur Jean-Marie Soriba Coumbassa est suspendu de ses fonctions de Directeur général adjoint de l’OGP jusqu’à nouvel ordre.

 

La décision précise également que cette mesure sera versée à son dossier administratif.

 

Des voies de recours ouvertes

 

Toutefois, l’administration indique que l’intéressé conserve le droit de former un recours gracieux ou hiérarchique, ainsi que de saisir la juridiction compétente, conformément aux délais prévus par la loi.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com