Le procès de Fatoumata Traoré, Bintou Doumbouya, Sékou Keïta et Fayala Traoré s’est poursuivi, ce mardi 23 juin 2026, devant la chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Les prévenus sont poursuivis pour des faits présumés d’escroquerie, d’abus de confiance, de complicité de faux et d’usage de faux.
À la barre, Sékou Keïta a rejeté en bloc les accusations portées contre lui. Dans sa déposition, il a expliqué avoir rencontré, pour la première fois, Me Ouattara, partie civile dans cette affaire, en décembre 2019, dans son bureau, par l’intermédiaire d’un conseiller du ministre de la Justice de l’époque. Selon lui, l’avocat sollicitait son intervention afin de favoriser une médiation avec Fatoumata Traoré pour éviter une procédure judiciaire.
Selon Sékou Keïta, cette démarche a permis l’organisation d’une rencontre entre les parties à la Maison centrale de Conakry, où Fatoumata Traoré était alors détenue. Toutefois, cette tentative de médiation n’a pas abouti à un accord.
Il a également déclaré que Me Ouattara lui avait demandé d’intervenir dans une affaire relative au dédouanement de véhicules appartenant à Fatoumata Traoré, avant de lui réclamer les documents afférents à ces véhicules. Une demande qu’il dit avoir refusée. À la suite de ce refus, affirme-t-il, l’avocat l’aurait menacé de ternir sa réputation.
Sékou Keïta soutient qu’au moment des faits, il ne se trouvait pas en Guinée et qu’il n’a jamais utilisé son statut d’agent public dans ce dossier. Il insiste sur le fait qu’il n’a jamais interféré dans le différend opposant Me Ouattara à Fatoumata Traoré. Selon lui, il est intervenu uniquement à la demande de la famille de cette dernière, qu’il considère comme une grande sœur, dans un esprit de médiation sociale. Il affirme n’avoir tiré aucun avantage de cette intervention et soutient qu’il ignorait jusque-là l’existence du litige entre les deux parties.
La suite des débats a été renvoyée au 21 juillet 2026.
Bhoye Barry pour guinee7.com
