Je  n’écris pas pour le simple plaisir d’écrire, j’écris parce que l’écrire est le 3ème principe des 7 principes qui régissent ma vie sur terre. Si les intellects du 1er  du 2ème et du 3ème  âge guinéen ne juraient que par les analyses objectives via l’écriture pour apporter leur  part de brique dans la consolidation de la jeune démocratie guinéenne, j’ai une certitude mathématique que nombreux auraient compris les B.A.B du changement et les conditions « sans quoi non »  d’une démocratie.

Une page blanche reste une simple page  blanche, rien d’angoissant !  C’est  celle noircie qui est impressionnante et angoissante. Il n’y a rien d’angoissant dans une page blanche ! Mettons donc notre imagination en érection afin de donner un exercice à notre intelligence pour noircir les feuillets avec des analyses non ciblées mais qui enfantent la logique. Pour qu’une analyse dompte un peuple, il faut qu’elle surpasse ce peuple. Lorsqu’un peuple surpasse une analyse, ceci dit  que ce peuple surpassera l’auteur de l’analyse. Par conséquent, ce peuple pourra s’inscrire dans le temps, en faux contre l’auteur de la dite analyse. Soyons donc capables de faire une analyse qui peut surpasser la race humaine par la puissance de son objectivité.

Tous ceux qui ont ouvert un dossier personnel d’analyse sur Mandjan Sidibé, réalisent à date qu’il est tout sauf un homme de conviction derrière une logique imperturbable. Le monde est tellement vieux  que les sages, les vieux esprits d’hier et les esprits brillants d’aujourd’hui ont tout établi pour pouvoir définir avec une erreur relativement négligeable les conduites d’un animal supérieur, qu’est l’Homme. Avec tout ce que les avertis, les informés, les esprits brillants et les sages savent de l’Homme, j’ose croire sans risque de me tromper que Mandjan Sidibé serait fort probablement  de la famille de ceux qui militent pour la philosophie : « Notre vérité ou notre contre vérité sur une personne physique ou morale varie en fonction de nos intérêts avec la dite personne physique ou morale. » Comme pour dire qu’un journaliste ou un intellectuel  ne doit parler ou dénoncer que lorsqu’il n’a plus l’espoir d’avoir ce qu’il voulait. Bref lors qu’il sent ses intérêts menacés ou perdus.

A quoi ressemblerait la Guinée si chaque journaliste ou chaque intellectuel guinéen adoptait comme principe de ne dire la/une/sa vérité que lorsque ses intérêts seront menacés ? La vérité est comme l’amour, ils génèrent tous les intérêts. Mais une vérité qui ne se dit que par intérêt, étouffe l’intérêt. Une vérité devient crédible lorsqu’elle se dit à temps et à contre temps. Une vérité qui vient d’un homme victime d’une situation est une vérité à prendre avec les pincettes. Car la vraie question que les vraies gens pourraient se poser serait la suivante : A quoi ressemblerait cette vérité si la victime était dans la situation d’aisance qu’il se souhaitait ? Car, comme le disait Jean-Pierre Claris de Florian, je cite « Notre intérêt est toujours la boussole que suivent nos opinions. »

Ne suivons pas les candidats aux présidentielles pour ce qu’ils peuvent faire pour nous, mais plutôt pour ce qu’ils peuvent faire pour le pays. Suivre un candidat à l’idée de se tailler une part de lion en cas de victoire, c’est opter pour la logique de : se servir du pays et non servir le pays. Suivre ne doit pas être synonyme de partage mais plutôt de conviction. On doit suivre parce qu’on croit, pas parce qu’on s’attend……

Pour finir, je pense et dis ceci : pour réussir le parie d’un changement, il faut réussir le parie de l’intérêt général au détriment des intérêts individuels. Car, comme le disait Jean-Jacques Rousseau, du contrat social (1762) je cite : « La somme des intérêts individuels nuit à l’intérêt général. » Ceci dit, que nous ne devons pas chercher à être un homme de succès, cherchons plutôt à être un homme de valeur. Un homme de succès sera toujours prêt à se livrer à tout et contre tout pour maintenir à tout prix le cap de son succès. Tandis qu’un homme de valeur force l’admiration à travers ses mérites et impose l’immortalité grâce à ses œuvres.

Pr Guillaume Hawing, Conférencier d’Honneur

 

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