Comme annoncé, la conférence annuelle de la structure Guinean Young Professionals Club (GYPC), portant sur le tourisme en Guinée, s’est tenue dans un réceptif hôtelier de la place, ce mercredi 27 février 2019.

Ayant pour thème principal “Le tourisme en Guinée : un levier de développement inexploité”, cette rencontre a non seulement réuni des membres du gouvernement, mais aussi des investisseurs dans le domaine touristique en Guinée, des chefs d’entreprises et d’autres.

Deux tables-rondes ont été animées au cours de cette conférence, notamment sur le thème “Le secteur touristique en Afrique et en Guinée : Défis et enjeux” et aussi “Les opportunités et stratégies”.

Parmi les panélistes, Thierno Ousmane Diallo, ministre du Tourisme, qui a fait savoir que le secteur se porte bien en Guinée, avant de souligner qu’il reste néanmoins certains problèmes à régler, afin que le tourisme guinéen aille de l’avant. « C’est vrai que le tourisme a des problèmes partout dans le monde, heureusement que chez nous, c’est calme, parce qu’il n’y a pas encore des problèmes de terrorisme et nous avons des infrastructures… Ce qui nous reste à faire en tant que ministère, c’est de jouer le rôle régalien de l’État (assurer la formation, les textes législatifs, faire une politique nationale du tourisme, accompagner les partenaires financiers) », a t-il déclaré.

Parlant des solutions envisageables pour la réhabilitation et la protection des sites touristiques de la Guinée, le ministre d’État, Thierno Ousmane Diallo, estime qu’il faut mettre ces sites sur la place du marché. « C’est-à-dire, demander à ceux qui veulent investir de signer des accords avec nous. Ces sites sont disponibles et nous sommes prêts à les mettre à la disposition de ceux qui ont la capacité financière pour l’exploitation, et l’État se contentera seulement des taxes et impôts », dit-il.

Selon le ministre guinéen en charge du tourisme, « avant la période d’Ebola, il y avait 110 000 à 120 000 touristes par an, mais quand Ebola est venu, nous sommes tombés à zéro, parce que personne ne venait. Et en 2016, c’est une date repère, parce qu’il y avait un relèvement 60 mille touristes et l’année 2018, nous avons terminé vers la centaine ».

Il faut, par ailleurs, noter que cette rencontre a également été marquée par une exposition de produits artisanaux, dans des stands.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com

 

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