Le procès des enseignants membres du Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), arrêtés à Bonfi dans la commune de Matam, s’est ouvert ce jeudi 16 janvier au tribunal de première instance de Mafanco. Au total, 11 enseignants étaient au box des accusés et le procès a duré toute la journée loin des yeux des journalistes qui n’ont pas eu accès dans la salle d’audience.

Les enseignants arrêtés le week-end dernier au lycée Bonfi sont poursuivis pour menaces, injures, coups et blessures volontaires. Quant au secrétaire général adjoint du SLECG, Abdoulaye Portos Diallo et Amadou Mansa, un membre de la cellule de communication dudit syndicat, interpellés dans la semaine, ils sont poursuivis pour incitation à la violence.

A la sortie de la salle d’audience, Me Salifou Beavogui un des avocats des enseignants, a déclaré aux journalistes que : “Nous sommes dans l’injustice, mais nous avocats, nous allons continuer à nous battre pour défendre la justice et la légalité. C’est un procès de la honte. Au cours des débats, nos clients ont tous rejeté les charges faussement articulées contre eux.”

Après les débats, le tribunal a renvoyé le procès pour demain vendredi à 14 heures pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries des avocats.

Me Beavogui reste confiant tout de même : “Nous allons nous battre pour qu’en toute sincérité ces innocents-là soient libérés, aucune réclamation syndicale ne doit conduire en prison.”

Nos efforts ne nous ont pas permis d’avoir l’avis des avocats de l’autre camp.

Par ailleurs, il faut signaler que plusieurs enseignants étaient massés dehors. Ils étaient là, selon eux, pour soutenir leurs collègues en détention. Autour du tribunal, le dispositif sécuritaire a été renforcé.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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