Contrairement à plusieurs partis politiques et entités de la société civile qui ont décidé de boycotter les consultions entreprises par le Premier ministre, chef du gouvernement, le CNOSCG (Conseil National des Organisation de la Société Civile Guinéenne) est bien engagé à prendre part à ces discussions.

Cet engagement a été réaffirmé par le président de ladite structure, au cours d’une interview qu’il a accordée, ce lundi, à nos confrères de la radio Espace FM.

« Nous avons pris la responsabilité d’aller écouter ce que le Premier ministre a à nous dire, et conséquemment le CNOSCG prendra sa responsabilité d’apporter des éléments de réponse sur les questions qui nous seront posées. Et ces réponses seront conformes aux préoccupations des citoyens du moment, parce que c’est ça la raison d’être de notre organisation », a fait entendre Dr. Dansa Kourouma.

Avant de poursuivre : « Nous, nous avons une obligation de défendre le citoyen. Nous n’avons pas de députés à l’Assemblée nationale ; c’est de ces espaces de dialogue et de concertation qui s’offrent à nous que nous profitons pour passer le message du peuple, parce que nous sommes, en quelque sorte, la voix des sans-voix. Et comme les espaces de consultation sont aussi prévus par la constitution, notamment l’article 58 qui fixe les prérogatives du Premier ministre… »

Parlant de l’intransigeance des structures de la société civile et des partis politiques à boycotter ces concertations, sous prétexte que celles-ci sont une légitimation du débat sur une nouvelle constitution, Dr. Dansa a fait savoir : « Nous avons vu des militaires qui ont pris ici le pouvoir par la force et qui ont suspendu la constitution guinéenne. Mais au premier appel de ces militaires, nous sommes venus répondre présents. Mais comment se fait-il qu’un Premier ministre légal appelle les acteurs de la vie sociopolitique pour discuter d’une question d’intérêt national et que nous, nous refusions d’aller à cette rencontre ? »

Pour tout dire : « Je peux vous garantir, nous n’avons pas peur d’engager une quelconque contradiction face un quelconque acteur de la vie nationale, sur une quelconque préoccupation du moment. Donc, nous allons prendre part à ces discussions et nous allons dire ce qu’il y a lieu de dire, conformément aux valeurs et à l’éthique de société civile ».

Mohamed Kaba Soumah pour guinee7.com

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