Pour un Âne enlevé deux Voleurs se battaient :
L’un voulait le garder, l’autre le voulait vendre.
              Tandis que coups de poing trottaient,
Et que nos champions songeaient à se défendre,
  Arrive un troisième Larron
  Qui saisit Maître Aliboron. (
Les Fables de La Fontaine)

Il est de notoriété publique que la CENI (Commission nationale électorale indépendante) rend dodu. Ici, la reddition de compte est la chose la moins partagée. L’institution suscite donc les appétits les plus voraces. Certains se sont tellement gavés qu’ils en ont perdu le nord et le sens des réalités. Un commissaire y entre généralement squelettique et en ressort plus gros qu’un bœuf, les joues (et les poches) bien pleines. Surtout quand il y a eu à manipuler des espèces sonnantes et trébuchantes. Les bons comptes c’est pour les naïfs non ? A l’heure des rapaces, ceux qui se font une certaine idée de la Guinée, n’auront que leurs yeux pour pleurer face au gâteau qui s’est volatilisé.  

C’est eu égard à cette facilité de transformer, comme par une opération du génie d’Aladin, un gueux en prince que des robes noires se crêpaient le chignon pour être Calife à la place du Calife Salifou qui vient de casser la pipe. En leur sein d’abord, une bataille de positionnement entre pro régime et pro opposition ; le CNOSCG en ligne de mire. Or le Conseil national des organisations de la société civile guinéenne dont est membre le barreau de Guinée, au regard même du bon sens, est bien la structure habileté à envoyer des représentant à la CENI.  

In fine, c’est un autre candidat, Mamadi 3 Kaba, pour ne pas le nommer qui a raflé la mise au nez et à la robe des belligérants. Comme dans la fameuse Fable de Jean de la Fontaine.  

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com   

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