Du 7 au 10 décembre dernier, à Dakar (Sénégal), s’est tenue la 2ème session de formation des femmes et des jeunes des organisations de la société civile de l’Afrique de l’Ouest sur les chantiers climatiques. La Guinée a été représentée par la Renaissance de l’Africaine des femmes de l’Afrique de l’Ouest (RAFAO-Guinée).

Ce vendredi 25 décembre 2020, à Conakry, lors d’une cérémonie organisée à cet effet, les participantes ont fait leur restitution aux membres de la RAFAO-Guinée. L’objectif principal est de comment faire la réduction de la vulnérabilité et l’adaptation aux changements climatiques en Afrique de l’ouest.

Madame Sylla Hadja Saran Fofana, membre de RAFAO-Guinée, est l’une des personnes qui ont participé à la formation. « Il nous a été dit que nous serions les ambassadrices de la lutte contre le changement climatique. Et une fois de retour au pays, nous devrons œuvrer dans ce sens ; aider les jeunes filles et femmes à mieux s’organiser et de lutter contre les changements climatiques », a-t-elle expliqué.

Durant la formation de Dakar, « ils nous a été enseigné que les femmes sont les plus affectées par les effets des changements climatiques. Nous avons aussi parlé de comment les pays s’organisent avant d’aller à la COP. Le formateur nous a expliqué dans cette partie, que si les femmes ne sont pas impliquées dans la rédaction des plans d’adaptation nationale, les contributions déterminées du plan d’action s’avèrent inefficace. Ensuite, ils nous ont entretenues sur la gestion des risques climatiques qui passe par trois étages à savoir : évaluation des risques climatiques ; mesures de gestion intégrée des risques climatiques et la prise de décision et mise en œuvre », a fait savoir Hadja Saran Fofana.  

Thierno Mamadou Diallo, suppléant point focal adaptation au changement climatique, en service au ministère des Eaux et Forêts, a souligné que « le changement climatique est devenu une réalité, et les femmes sont en première ligne de ce changement. Et la restitution faite par ces femmes est à apprécier et encourager, parce que ça va dans le cadre de la lutte contre le changement climatique et la mise en place des projets qui vont aider ces femmes à s’adapter à cette réalité ».

La présidente du RAFAO-Guinée, Fatoumata Diakité, reconnait que toute la planète est en train d’endurer l’effet du réchauffement climatique. Et selon elle, « les femmes occupent une place dans la société ; si peut-être elles prennent ce problème à bras le corps, nous pensons qu’il y a beaucoup d’atténuation. Donc, c’est pour toutes ces raisons que le bureau sous-régional a voulu faire un atelier, pour attirer l’attention des filles, les former pour que tout le monde s’en approprie ».

Bhoye Barry pour guinee7.com

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