Bah Oury de l’opposition extraparlementaire

Une mini-crise secoue actuellement l’opposition dite républicaine. Une ligne de fracture due à la naissance du Parlement l’avait dans un premier temps fissurée. Entre ceux qui ont pu décrocher des sièges à la nouvelle Assemblée nationale et ceux qui se sont retrouvé groggy sur le bas côté de notre marche démocratique. Quand les uns se pourléchaient les babines avec au bas mot 15 millions de francs mensuels, d’autres se morfondaient, en proie au chômage politique. Sans qu’on ne sache trop comment, les deux groupes ont fini par renouer le contact et retrouver le chemin de l’unité dans l’espoir de préparer de nouvelles croisades contre le pouvoir d’Alpha.

Seulement voilà, de nouveau face aux perspectives de relance du dialogue politique qu’ils appellent pourtant de tous leurs vœux, les voilà encore qui se quittent gratifiant par moments leurs militants de quelques volées de bois vert entre eux. En filigrane de ces bisbilles, on a point besoin de lunettes pour voir que l’opposition parlementaire et celle extraparlementaire divergent plus pour un complexe de supériorité que pour une différence d’approche dans leur combat commun. L’opposition parlementaire grisée par son relatif succès aux législatives qui sous-entend sa force de mobilisation a peu de considération pour sa sœur extraparlementaire qui doit la suivre comme des moutons de panurge. Des décisions engageant toute l’opposition sont ainsi prises sans aucune concertation préalable avec ces ‘’petits’’ partis jusque là résignés.

Exaspérée l’opposition extraparlementaire qui voient aux leaders de l’opposition parlementaire de ‘’bons’’ technocrates’’, mais de ‘’piètres’’ politiciens estime que l’heure a sonné pour recadrer leurs collègues qui adorent mener en bateau, même à des moments cruciaux comme cette veille de présidentielle. Elle a donc cru bon d’adresser à sa sœur un courrier où elle demande poliment de s’entendre sur un minimum d’organisation qui insuffle de l’efficacité dans leurs actions. Irrévérencieux ! Semble-t-on réagir de l’autre côté qui n’a pas daigner répondre à fortiori convoquer la moindre rencontre de concertation. Conséquence, la fracture est de nouveau là. Les piques sont échangées par émissions radio interposées.

Les observateurs qui suivent ce spectacle ont pourtant leur mot à dire, certains d’entre eux notant qu’aussi impopulaires soient-ils les meneurs de l’opposition extraparlementaire sont politiquement plus futés que leurs homologues de l’opposition parlementaire. Ils comparent Bah Oury (il n’a pas encore annoncé son divorce avec l’opposition extraparlementaire dont il s’est déclaré l’un des leaders), Faya Mlllimono, entre autres, d’un côté, et Cellou Dalein et Sidya de l’autre. Les tribulations de l’opposition seraient dues à ces deux derniers. Celui qui n’est pas convaincu pourrait demander leurs avis à Jean-Marie Doré, Mamadouba Badiko ou Fodé Mohamed Soumah, pour ne citer que ceux-là. 

Nouvelle Elite, partenaire de guinee7.com  

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