La sous-préfecture de Donghol Touma est l’une des rares localités du pays à disposer de l’eau potable au robinet et d’un groupe électrogène pour l’alimentation en courant électrique. Selon le responsable du comité de gestion des biens, le groupe électrogène et les installations ont été obtenus grâce à un financement de la Banque mondiale à travers le gouvernement guinéen. Quant à l’eau, c’est par la coopération allemande, toujours à travers le gouvernement le guinéen

Comment se fait la gestion au niveau des ménages ? La consommation est-elle gratuite ? « On a un comité de gestion des points d’eau. Normalement, un bidon de 20 litres est à 100 GNF, par contre ceux qui ont fait rentrer l’eau chez eux, il y a un compteur, c’est selon la consommation qu’ils payent. Ils payent avec une facture, à chaque fois que l’agent passe pour encaisser, il dresse une facture, il laisse l’original et part avec la copie », répond Ibrahima Diallo, le maire de la commune rurale de Donghol Touma, avant d’expliquer que pour le courant, « les gens payent en fonction des prix. Une ampoule par mois, c’est à 15 mille francs, le prix pour les congélateurs et autres, c’est à 50 mille francs ».

Plus loin, il soutient que : « Pour le moment, ça va, sinon de fois, on a des difficultés avec l’électricité parce que, vous savez il brûle du gasoil, et ça coûte cher. Tous les jours, un bidon, et un bidon coûte ici environs 220 mille francs. L’essence est vendue à Donghol à 12 mille francs le litre, au lieu des 10 mille francs actuels ».

Selon le responsable de la commission gestion de l’eau et du courant, Mamadou 4 Bah, « il y a 109 personnes abonnées pour l’eau ; et pour le courant, c’est 220 personnes qui sont abonnées ». Cependant, il précise que le groupe fonctionne de 19 heures à 23 heures tous les jours.   

Abdoulaye Bah, le seul gardien du point d’adduction d’eau depuis l’installation du panneau solaire, il y a environs 10 ans, explique : « Quand l’eau quitte ici, elle va directement au château ; quand la cuve est remplie, on la partage entre les citoyens qui se trouvent vers la mosquée et ceux de Bowoun. Mais ce partage se fait en rotation pendant cette saison (l’hivernage, Ndlr), parce qu’il y a peu de soleil pour utiliser le panneau solaire. Pendant la saison sèche, il y a l’eau tous les jours… »

Poursuivant, Abdoulaye Bah précise : « L’équipe qui gère l’eau n’a reçu aucune subvention. Toutes les dépenses, que ce soient les salaires ou pour réparer une pièce en panne, c’est l’argent payé par les abonnés… Depuis l’installation de ce point adduction, il y a plus 10 ans, l’onduleur a été changé quatre fois ».

Si aujourd’hui, Donghol Touma dispose de l’eau et du courant, la sous-préfecture reste tout de même enclavée dans les montagnes du Fouta Djallon. Situé à 65 km de Pita-centre, pour s’y rendre, il faut faire plus de 3 heures, du fait du mauvais état de la route.

Lors du passage du ministre des Travaux publics (TP), Moustapha Naïté, au mois de mai dernier, les citoyens de Donghol ont sollicité que la route soit refaite. Une demande qui est tombée dans de bonnes oreilles, à en croire Amadou Tidiane Bah, le chargé de communication du ministère des TP.

Selon lui, « les autorités ont déjà envoyé une équipe d’ingénieurs, la semaine passée (fin Juillet), pour faire un relevé des dégradations. Cela permet d’évaluer et de savoir le niveau de dégradation de la route. Et nous avons une promesse que dès la fin des grandes pluies, ils vont reprofiler complètement la route de Pita jusqu’à Donghol, et aussi l’équipe qui est en train de travailler sur le pont de Koussi remontera jusqu’à Donghol Touma », a précisé Amadou Tidiane Bah.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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