Poursuivi dans deux affaires par des membres du FNDC (Front National pour la Défense de la Constitution), le contrôleur général de police, Aboubacar Fabou Camara était à la barre à la Cour d’appel de Conakry, ce lundi 7 février.

Dans la première affaire, l’ex directeur de la police judiciaire et l’ancien commandant de la BRI (Brigade de Recherche et d’Intervention), Cdt. Mohamed Lamine Simakan sont accusés par Sekou Koudounou et Ibrahima Diallo de violences volontaires, atteinte à la vie privée, violation de domicile, destruction de biens.

Dans une autre affaire, M. Fabou Camara est également accusé par Oumar Sylla alias Foniké Manguè d’arrestation arbitraire, dénonciation calomnieuse, menace, violence et injures.

Après l’identification des accusés par le tribunal à l’ouverture de l’audience, les avocats de la défense ont formulé une demande de renvoi en quinzaine, le temps pour eux de mieux prendre connaissance du dossier.

Demande à laquelle la partie civile ne s’est véritablement pas opposée.  Elle a plutôt saisi l’occasion pour demander la mise en application des mandats d’arrêt qui ont été émis par le tribunal de première instance de Dixinn contre les prévenus Fabou Camara et Mohamed Lamine Simakan.

Le représentant du ministère public a aussitôt confirmé l’applicabilité de ces mandats d’arrêts, pour lui les accusés devront être conduits en détention dès la fin de l’audience.

De leur côté, les avocats de la défense ont soutenu que leurs clients sont assez responsables et connaisseurs de loi. Ils ont donc rassuré que ces deux hauts gradés de la police nationale n’ont nul besoin de s’enfuir et qu’ils répondront à l’appel de la justice comme tout bon citoyen. Et que cette demande de la partie civile est inopportune.

Le juge a décidé de donner un peu de temps aux avocats de la défense pour prendre connaissance du dossier et a renvoyé le procès au 14 février pour la suite des débats.

Il (juge) a également précisé qu’à cette date, le tribunal se prononcera sur la demande de l’application des mandats d’arrêt faits par la partie civile. Tout en précisant que d’ici là, ces mandats d’arrêts sont suspendus.

Mohamed Soumah pour Guinee7.com