Depuis maintenant plus de 5 moins, les citoyens de la commune urbaine de Labé sont confrontés à une crise d’eau sans précédent. Actuellement, le bidon de 20 litres d’eau potable est un précieux sésame à trouver à coup de 2 000 GNF, au minimum.

Les Citoyens de la commune urbaine de Labé se souviendront pour longtemps de ce mois de mars 2021. Pour cause, l’accès à l’eau potable est devenu un véritable combat de titan. Depuis l’annonce du plan d’urgence par le gouvernement guinéen afin d’accompagner les citoyens en cette période de crise sanitaire, la desserte en eau s’est considérablement détériorée pour les trois premiers mois du plan d’urgence avant de définitivement s’interrompre ce dernier trimestre.

Dans la commune urbaine de Labé, les citoyens souffrent le martyr pour trouver de l’eau potable et l’agence locale de la Société des eaux de Guinée, qui au départ, expliquait le maque d’eau par une panne qui serait survenue sur ses installations, a fini par avouer que le manque de carburant est la véritable raison du manque d’eau.

Ainsi, pour avoir un bidon de 20 litres d’eau potable, il faut dépenser jusqu’à 2.500 GNF. « Nous vivons le pire des mois de mars de ces dernières années. Au moins c’est clair pour tout le monde maintenant que la SEG n’a pas de carburant pour nous servir l’eau. La faute au gouvernement sinon, il aurait dû nous laisser continuer à payer nos factures. Maintenant ils disent qu’ils vont prendre en charge les factures et voilà les conséquences. Maintenant, même si le gouvernement a ordonné la reprise des factures par les citoyens eux-mêmes, nous en souffrons entre décembre 2020 et février 2021, on achetait le bidon de 20 litres d’eau potable pour les quartiers du centre ville à 1.000 FG, Mais pendant ce mois, tout au début c’était à 1.500 FG jusqu’à 2.000 FG. Mais aujourd’hui ce n’est qu’à 22 heures passées que j’ai eu de l’eau au prix de 2.500 par bidon. C’est grave, nous demandons à la SEG de nous produire les factures. Sinon, si le mois de ramadan nous trouve dans cette situation ce serait la catastrophe », estime Mamadou Mouctar Diallo père de famille.

Les conducteurs des motos a trois roues, refoulent certains clients compte tenu de la demande qui est très grande. « En ce moment nous-mêmes, nous savons que les citoyens souffrent pour avoir de l’eau potable, ce qui a fait que le prix d’un bidon de 20 litres est passé de 1.000Fg jusqu’à 2.500Fg, c’est dû au fait que les privés qui ont des forages chez eux, ne nous facilitent plus la tâche. Mais là aussi je comprends ces personnes, quelque soit votre gentillesse, vous ne pouvez pas ouvrir votre forage aux gens 24h sur 24 et cela pendant plusieurs mois. Ce qui fait que nous aussi, nous souffrons pour trouver de l’eau. Parfois nous pouvons faire le tour de la ville sans trouver une goutte d’eau. Si on trouve aussi, vous pouvez passer entre 4 heures et 5 heures de temps pour avoir 10 bidons. C’est pourquoi nous avons augmenté le prix», a expliqué Amadou Bah, conducteur de taxi moto à trois roues.

En attendant de trouver du carburant pour le groupe électrogène de la SEG, les citoyens continuent de souffrir.

Sam Samoura pour Guinee7.com