Quand Farba Tibou Kamara, probable complice des massacres du 28 septembre 2009, tente de transformer la victime Sidya Touré en bourreau ! Rien d’étonnant sous la présidence d’un faux professeur (Alpha Condé) avec un faux docteur comme premier ministre (Kassory Fofana) et un faux bachelier comme ministre de l’industrie (Farba Tibou).

« Farba Tibou Kamara doit savoir que c’est après le baccalauréat qu’on étudie le Droit et pas avant. Lui qui n’a pas pu franchir la barrière du baccalauréat, ne peut s’ériger en juriste et accuser sans retenue. En 2009, l’un de ses promotionnaires de la Côte d’Ivoire disait ceci : Tibou Kamara quitte la Côte d’Ivoire après son échec au baccalauréat, il n’a aucun métier et il devient un homme d’État en Guinée ! C’est ce qui explique en partie le retard de ce pays ».          

Suite aux propos de Badra Koné, président du conseil national des jeunes de l’UFR selon lesquels Tibou Kamara fait partie des planificateurs des événements du 28 septembre 2009, le site « Guinee7.com » avait fait réagir le Farba Tibou par le biais d’une interview intitulée :      « La cinglante réplique de Tibou Kamara à l’UFR : Sidya risque de passer du statut apparent de victime a celui accablant de coupable ».

Bien que Farba Tibou  soit connu pour la surdimension de son ambition par rapport à sa compétence et son seul diplôme qui n’est autre que le brevet, on ne pouvait imaginer qu’il soit aussi limité en termes d’analyse sur une question aussi basique ! Farba Tibou doit comprendre qu’on  peut usurper un diplôme  mais, on ne peut pas usurper les compétences qui vont avec.

En réponse aux accusations de Badra Koné, notre Farba national s’est lancé dans des analyses qui ont abouti à transformer la victime Sidya Touré en bourreau. Ci-dessous ses analyses et raisonnements d’une telle impertinence qu’un enfant de 10 ans aurait mieux fait.        

« Farba Tibou : Lorsque j’ai convaincu le président Dadis de trouver un accord avec les leaders politiques et les organisateurs de la manifestation du 28 septembre ; c’est de mon téléphone qu’il a appelé Sidya Touré pour le convaincre d’un report de la manifestation, mais il n’a pas voulu. En disant qu’à quelques heures de la manifestation prévue, ce n’est pas possible d’accéder à un report, ensuite qu’à cette heure tardive de l’entretien, il n’était pas possible de joindre ses pairs de l’opposition pour partager les préoccupations du président Dadis. On peut se poser alors aujourd’hui des questions avec le recul et le temps. Si Sidya avait accepté le report comme le proposait le capitaine Dadis, est-ce que la Guinée aurait connu un bain de sang ? Compte tenu de l’enjeu, s’il avait pris soin d’informer ses pairs de l’opposition, est-ce que les évènements n’auraient pas pu être différents ? ».

Les propos de Farba Tibou qui précèdent sont largement suffisants pour déceler son extrême limite intellectuelle. Deux observations s’imposent :

1- Farba Tibou avait posé la question suivante : « On peut se poser alors aujourd’hui des questions avec le recul et le temps. Si Sidya avait accepté le report comme le proposait le capitaine Dadis, est-ce que la Guinée aurait connu un bain de sang ? ».

 Pourtant, il avait lui-même soutenu que Sidya Touré avait dit qu’il était trop tard pour accéder à la demande de Dadis Camara (annuler la manifestation) en pleine nuit et à quelques heures seulement d’une manifestation de dimension nationale. Si Farba Tibou était doté d’un minimum de bon sens, il n’aurait pas pris le risque de fonder son argument et accusation sur la réponse de bon sens de Sidya Touré à la demande de Dadis Camara. Sidya Touré n’avait pas opposé un refus à Dadis. Il avait fait état d’impossibilité matérielle liée au temps, du fait qu’ils étaient à quelques heures de la manifestation et à la circonstance, car la demande était venue très tard la nuit. Il faut avoir une analyse de très courte portée comme celle de Farba Tibou pour penser utiliser cette réponse comme argument contre Sidya Touré !

Cependant, notre Farba national n’a jamais posé la question inverse à savoir : si le pouvoir de l’époque, dont il faisait partie, s’était abstenu d’ordonner de façon illégale, les massacres des opposants en les laissant exercer leur Droit constitutionnel, inaliénable et imprescriptible de manifester, « est-ce que la Guinée aurait connu un bain de sang ? ». Si Farba Tibou lui-même qui, selon Idrissa Cherif, porte-parole du CNDD, était l’auteur des slogans sur  les banderoles des groupes de soutiens au CNDD le jour même des massacres, avait dit à Dadis de renoncer aux massacres des opposants, « est-ce que la Guinée aurait connu un bain de sang ? ». On sait aussi qu’après la présidentielle de 2010, les militants de l’UFDG avaient été victimes de répressions sanglantes, massives et barbares. Cependant, en ce moment, Tibou Kamara était considéré par la presse guinéenne comme l’homme qui dirigeait réellement la Guinée au près du général Konaté, président de la transition. Qui avait ordonné ces répressions ? Farba Tibou ou Général Konaté ? Qu’est ce que Farba Tibou avait fait pour éviter ces répressions sauvages sur les militants de l’UFDG ? J’espère qu’il ne dira pas encore que c’est  la faute de Sidya Touré. Farba Tibou doit comprendre que la manifestation, même légalement interdite, n’est pas constitutive de crime en Guinée. Elle ne peut justifier les massacres de masse qualifiés de crimes contre l’humanité auxquels leur gouvernement s’était livré. Pour notre Farba, les auteurs et commanditaires des massacres du 28 septembre sont des innocentes victimes. Les pires criminels de cette affaire sont les victimes assassinées, violées et violentées !

2- Le plus ridicule est la défense de notre Farba national dont les arguments sont ci-dessous reproduits. Comme quoi, la compétence ne suit jamais le titre usurpé. La lecture de ses arguments démontre que, l’ignorance, même cachée dans des costumes et cravates, voilée par des phrases pompeuses et creuses, finissent toujours par trahir et se mettre sur la place publique. Les limites de Farba sont une nouvelle fois sur la place publique.    

« Farba Tibou Kamara : Qui de Sidya et moi a appelé à manifester ? Qui de Sidya et moi a pris part à la manifestation ? Qui de Sidya et moi était présent sur les lieux du drame ? Qui de Sidya et moi fait partie des organisateurs de la manifestation ? Étais- je investi d’un pouvoir qui me permettait de donner des instructions aux éléments des forces de défense et de sécurité présents au stade du 28 septembre ? Si la justice fait son travail comme chacun l’espère et le procès sur les évènements s’ouvre, pour connaitre la vérité et rendre justice, Sidya risque de passer du statut apparent de victime à celui accablant de coupable… ».

En se référant aux arguments de Farba Tibou, on comprend que pour lui, les seuls coupables des crimes du 28 septembre 2009 sont les organisateurs de la manifestation et les victimes assassinées, violées et blessées qui ont pris part à la manifestation ! En un mot, les leaders politiques et leurs militants !  C’est tout simplement le comble. Cet oiseau de mauvais augure qui vit au crochet des dirigeants n’avait-il pas, sur TV5 Monde, qualifié le sanguinaire Yaya Jammeh de démocrate exemplaire peu avant la chute de ce dernier ? Farba Tibou dit que contrairement à Sidya Touré, il n’était  pas présent sur les lieux des massacres. Il est tout simplement pitoyable que notre Farba  ignore la notion de complicité de crime et le fait que l’absence physique sur les lieux du crime n’est pas forcément une cause d’irresponsabilité pénale. Pourtant, c’est un homme d’État qui parle et qui a eu le destin de la Guinée entre ses mains ! Pauvre Guinée. 

Farba Tibou Kamara doit comprendre que la manifestation n’est même pas constitutive de crime ordinaire, à plus forte raison de crimes internationaux relevant de la CPI. Selon l’article 5 du Statut de Rome, les crimes relevant de la compétence de la CPI sont limités aux crimes les plus graves qui touchent l’ensemble de la communauté internationale à savoir : le crime de génocide, le crime contre l’humanité, les crimes de guerre et le crime d’agression.

A la lumière de l’article 5 du Statut de Rome, on peut se demander où notre Farba national a appris que l’organisation, la préparation et la participation à une manifestation pacifique sont constitutives de crime contre l’humanité ? Alors Farba Tibou, si un jour, vous voyez Sidya Touré devant la CPI, ce sera simplement pour aller dénoncer les crimes que vous aviez planifiés contre lui et ses pairs. Un manifestant pacifique n’a pas sa place devant la CPI. 

Pourtant, ce n’est pas la première fois que la responsabilité présumée de Farba est pointée du doigt au sujet des massacres du 28 septembre. Parti début janvier 2010  rencontrer le président par intérim le général Konaté au Maroc, avec espoir de réintégrer le CNDD duquel il avait démissionné,  Farba Tibou s’était  heurté à l’hostilité de monsieur Idrissa Chérif porte-parole du CNDD,qui l’avait qualifié de traitre démissionnaire, alors qu’il était l’auteur des slogans sur  les banderoles des groupes de soutien au CNDD le jour même de la tragédie du 28 septembre 2009. Idrissa Chérif  l’avait également qualifié de l’idéologue des extrémistes du CNDD. J’ose espérer que notre Farba Tibou sait qu’une liste confidentielle de présumés auteurs, commanditaires et complices civils et militaires est à la disposition de la CPI.

Farba Tibou est inquiet, le pouvoir d’Alpha Condé vacille ! Il n’a pas de métier, il ne peut vivre qu’au crochet des dirigeants. Spécialiste des ralliements de la vingt-cinquième heure, notre Farba ne tardera pas à quitter le navire d’Alpha Condé dès les premières sérieuses difficultés. Cependant, cette fois-ci, chacun paiera le prix de sa forfaiture. Ceux qui ont choisi le camp du mal l’assumeront forcément. C’est l’une des principales conditions pour la normalisation de notre pays. Si la Guinée est dans cette situation, c’est parce que rarement les criminels et autres malfaiteurs ont payé le prix de leurs forfaitures. Raison pour laquelle la tragédie guinéenne se répète continuellement.       

C’est seulement en Guinée qu’un usurpateur de titre de « bachelier » et de « journaliste »  peut occuper des hautes fonctions administratives. C’est aussi cela la gouvernance d’Alpha Condé dont la jalousie à la compétence est de notoriété publique. Alpha Condé dont on ne peut jamais savoir ce qu’il a étudié car mauvais en tout, ne pouvait s’entourer que des usurpateurs de titres et de diplômes comme lui. Le cas de son premier ministre Kassory Fofana est emblématique. Il se fait appeler  docteur Kassory Fofan alors qu’il est de notoriété publique que ce titre est usurpé !   

Aussi longtemps que les valeureux fils, filles sont marginalisés au profit des usurpateurs aux ambitions surdimensionnées comme notre Farba Tibou et Kassory Fofana, les Guinéens resteront dans cette misère.     

Ce qui nous parait probable, c’est que la présence de Farba Tibou aux cotés d’Alpha Condé est un signe de fin dramatique de son régime.

Farba Tibou Camara, la CPI aura probablement à faire avec vous. C’est une simple question d’un peu de temps. Croyez-nous que vous  n’allez pas nous manquer.  

Cellule de réaction rapide de l’UFR France, prête à rendre coup pour coup.