La Céni a décidé d’organiser la présidentielle en octobre prochain et les élections locales au premier trimestre de 2016. Si ce calendrier est dénoncé par l’opposition le gouvernement, lui, tient à « respecter la décision » de l’institution chargée d’organiser les élections en Guinée. Dans cette interview à bâton rompu, M. Albert Damantang Camara, porte-parole du Gouvernement, le dit et estime par ailleurs que « seule l’élection présidentielle fait l’objet d’un délai incompressible ».   

Guinee7.com : Quels commentaires faites-vous de la publication du chronogramme des élections par la Céni?

Albert Damantang Camara : Nous respectons la décision de la CENI dès l’instant où elle a été prise à la majorité de ses membres et qu’elle tient compte des contraintes de calendrier. Nous notons qu’elle a fait le choix de programmer la présidentielle avant les communales parce qu’il faut absolument respecter les délais constitutionnels de la présidentielle.

L’opposition dit ne pas être d’accord avec ce chronogramme, parce que selon elle les accords signés avant les législatives prévoyaient les élections locales avant la présidentielle, qu’en dites- vous?

A ce que je sache et à moins de me tromper, seule l’élection présidentielle fait l’objet d’un délai incompressible. Si violation il y a, elle ne doit surtout pas porter sur les délais de la présidentielle. Or, selon la CENI, si nous commençons par les communales il n’y a aucune chance d’organiser la présidentielle dans les délais constitutionnels.

Le problème de l’opposition c’est les délégations spéciales, peut-on savoir leur nombre exact?

Il y en a une vingtaine sur plus de trois cent quarante. Elles ne sont pas impliquées dans l’organisation des élections.

Que va maintenant faire le gouvernement? 

Apporter son appui à la préparation des élections en fonction des demandes de la CENI et comme le prévoit la Loi.

Propos recueillis par Ibrahima S. Traoré