S’exprimant hier, sur les informations faisant de lui un fictif dans les rangs des fonctionnaires d’État, Dr. Faya Millimono, qui dit ne rien savoir de cette affaire, a, dans l’émission les Grandes Gueules, cité le nom du Pr. Thierno Baniré Diallo qui dirigeait à l’époque le département en charge de l’enseignement supérieur.

« … je veux bien savoir qui sont les personnes ou qui est la personne qui a donc émargé à mon nom pendant 25 ans. (…) j’aimerais bien savoir à travers ceux qui dirigeaient à l’époque le ministère de l’enseignement supérieur. Je crois qu’il est bien vivant ce ministre, il s’agit du professeur Thierno Baniré Diallo », déclarait le président du parti Bloc Libéral (BL). 

Joint au téléphone, ce matin, par nos confrères de Lynx FM, l’ancien ministre de l’enseignement supérieur a donné sa version des faits dans cette affaire assez embarrassante pour le président du BL.

Prenant la parole, Pr. Baniré Diallo d’abord confirmé qu’il était bel et bien le ministre de l’enseignement supérieur en 1995 : « il y a un arrêté qui a été préparé et publié par nous, qui rétablissait un certain équilibre vis-à-vis des enseignants titulaires d’une bourse de doctorat. À l’époque, les titulaires d’une bourse de doctorat, s’ils étaient mariés, on ne les gardait que le quart de leur salaire. Les trois quarts (¾) de salaire étaient coupés. Ce que nous avons rétabli en 1998, dans le cadre de la réforme générale de l’organisation de l’enseignement supérieur. On accordait finalement le bénéfice de tout le salaire durant la période d’étude. Une fois les études terminées, et que l’intéressé ne rentre pas au pays, il ne se met pas au service de l’État, eh bien on coupait la bourse, les salaires ».

Après avoir souligné ne pas être au courant, à l’époque de la coupure du salaire de Dr. Faya Millimono qui, avait bénéficié d’une bourse pour le Canada, Baniré Diallo a également indiqué que le cas précis du Dr. Faya Millimono « se gère au niveau de l’établissement, ce n’est pas au niveau du ministère. C’est l’établissement d’origine qui est chargé du suivi de ces candidats ».  

Mohamed Soumah pour Guinee7.com