Accusé de diffamation par voie de presse par le directeur national des Impôts et poursuivi en justice, le procès du journaliste Habib Marouane Camara a débuté mercredi 10 juillet, au tribunal de première instance de Kaloum, par la fixation de la caution.

C’est devenu une coutume de voir les journalistes poursuivis pour diffamation dans les tribunaux de Conakry. Après d’autres qui ont déjà défilé à la barre des accusés, c’est au tour du journaliste Habib Marouane Camara de la radio Nostalgie d’être poursuivi pour diffamation par le directeur national des Impôts, Aboubacar Makhissa Camara. Pour cette première journée d’audience, il été question de fixer la caution qui était de sept millions de francs guinéens.

Selon Me Thierno Souleymane Barry, avocat de la défense, cette caution est dérisoire. Mais néanmoins dans cette affaire, il est question de liberté de la presse : « Il vous souviendra que de plus en plus, on éclate la loi spéciale qui vous réside (…) Depuis un certain temps, nous sommes tout le temps devant les tribunaux pour ce droit. De juillet passé à maintenant, on n’a pas assisté à autant de causes de la presse devant les tribunaux. Est-ce qu’il n’y a pas une volonté de sortir les têtes fortes ? C’est une question qui nous taraude ».

Par ailleurs, il affirme que cette histoire de diffamation n’est qu’un tissu d’allégations mensongères contre son client : « Qui dit diffamation, dit absence d’allégation mensongère. Et mon client, Habib Marouane, est serein ; on a toutes les preuves de nos allégations. Donc nous viendrons débattre ici du fond ».

Le tribunal a renvoyé le procès le 15 juillet, pour la continuation des débats.

Fatoumata Kaba pour Guinee7.com

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