A la Commission électorale nationale indépendante, les commissaires n’arrivent pas à accorder leur violon autour d’une solution de sortie de crise. Lors d’une plénière qui s’est déroulée mardi dernier, ils se sont quittés en queue de poisson. La question du maintien ou non du président Bakary Fofana à la tête de la structure continue donc de diviser, et bien d’observateurs se demandent jusqu’à quand.

Le mardi dernier, les commissaires de la CENI réunis en séance plénière pour laver le linge sale en famille suite à la crise qui mine l’institution, se sont quittés dans une ambiance électrique et une confusion générale. C’est à peine qu’ils n’en sont pas venus aux mains. Ils promettent de se retrouver ce jeudi pour une autre plénière. Ce, contre l’avis de leur président Bakary Fofana qui lui, aurait sollicité à ce que la prochaine réunion plénière se fasse le lundi 8 mai.

Cette situation démontre qu’il y a belle et bien une crise qui déchire la CENI. Ce, contrairement au démenti publié récemment par le Bureau de l’institution qui s’est fendu d’un communiqué, qualifiant ‘’d’allégations mensongères, les rumeurs relatives à la démission du Président de l’institution.’’

Cette rumeur était partie de la réunion informelle qui s’est tenue le mercredi 26 avril 2017 et durant laquelle certains commissaires avaient émis des réserves sur la manière dont était gérée la CENI. Mais le communiqué de la CENI initié par Mohamed Lamine Condé, porte-parole de l’institution, en guise de démenti, avait pour but, juste de maquiller sans doute la réalité des choses.

Puisque selon ce communiqué ‘’le projet de pétition soumis à ladite réunion informelle pour examen et qui a filtré dans la presse, n’était ni opportun, ni consensuel.’’
Et que ce projet de pétition serait le fait d’un seul de ses membres. Ce qui en conséquence ne saurait engager aucune instance officielle de la CENI.

Le Bureau de la CENI avait alors qualifié la sortie de Salif Kébé de ‘’démarche fractionnelle dénuée de toute légitimité.’’ Ce commissaire il faut le noter avait dénoncé les turpitudes de Bakary Fofana, qui selon lui gérerait la CENI comme un bien personnel. Attribuant des contrats gré à gré à tour de bras à des tiers, dans une opacité totale.

Cette tentative de sauver la face serait l’œuvre du doyen d’âge des commissaires, Mohamed Lamine Condé, représentant du Parti de l’espoir et du développement national (PEDN). Sa démarche serait en faveur du maintien de Bakary Fofana à la tête de l’institution. Pour des raisons inavouées.

Toutes ces manœuvres prouvent à suffisance que Bakary Fofana est sur un siège éjectable, vu que la contestation vient de l’intérieur même de l’institution.

Avec l’Indépendant

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