Selon RFI, « faute de preuves devant les tribunaux, c’est souvent l’humiliation pour les avocats de Donald Trump ». Et la radio de rappeler : l’une des plus retentissantes est venue d’une cour fédérale de Pennsylvanie, quand le camp Trump demandait à la justice d’interrompre le comptage des voix parce que les observateurs républicains auraient été empêchés d’entrer dans le bureau électoral. Problème : à l’audience, l’avocat n’a aucun élément pour prouver cet incident. Bien au contraire, le juge fini même par lui faire admettre que les observateurs républicains étaient non seulement présents mais qu’ils étaient même deux fois plus nombreux que les démocrates. « Donc pardon, mais quel est votre problème, en fait ? », demande alors le juge, lui-même nommé par un président républicain.

Autre exemple cité par la radio : Dans un tribunal de Detroit, dans le Michigan. Des avocats du camp Trump lancent une plainte, parce que des bulletins auraient été validés deux jours après la date limite prévue par la loi. Leur source : un observateur qui n’a pas été témoin direct de la scène présumée. « Ok, c’est ce que j’appelle une rumeur », conclut le juge.

Le correspondant de la radio aux USA résume qu’à ce stade, une dizaine de plaintes pour fraudes et irrégularités déposées par la Maison Blanche ont été rejetées. Aucune n’a paru suffisamment sérieuse à un juge pour justifier l’ouverture d’une enquête.

Ces humiliations infligées aux avocats de Donald Trump ont été les mêmes (ou presque) assenées aux avocats de Cellou Dalein Diallo, qui ont eu du mal à prouver les fraudes devant la cour constitutionnelle guinéenne. Encore moins devant l’opinion. Plus de trois semaines après la présidentielle, les vainqueurs putatifs ont du mal à faire connaitre par le public « les PV photographiés par plus de 32 850 agents électoraux » qui attesteraient l’élection de Cellou Dalein « dès le premier tour avec 53,84% des voix ».

En réalité, il n’y a eu point de téléphones intelligents pour les 32 850 agents électoraux ; point de 32 850 agents électoraux ; point de PV photographiés ; point de logiciel. C’était du pipeau !

Et les avocats de Dalein, comme ceux de Trump aux USA,  ne pouvaient être qu’en difficulté devant le juge.   

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com