Face à la presse nationale, ce mercredi 14 août, le ministre de l’Elevage, durant une conférence de deux heures, dans un complexe hôtelier de Conakry, a fait le bilan dans son secteur, depuis l’avènement de la 3ème République.

De prime abord, le ministre a commencé par relever les insuffisances qu’avait le secteur de l’élevage avant l’arrivée du régime de la 3ème République. Il a notifié entre autres que : « Avant 2011, en matière d’infrastructures de commercialisation du bétail et de la viande, la ville de Conakry disposait d’un seul abattoir, construit à Coléah depuis 1963. Cet abattoir vétuste ne répondait plus aux normes hygiéniques et ne couvrait pas les besoins de la population. La ville ne disposait pas non plus de boucherie moderne, ni de parcs de transit pour le bétail. Les infrastructures d’hydraulique pastorale pour l’abreuvement des animaux se limitaient à des puits traditionnels ».

Il a également signalé une augmentation du cheptel national.

Faisant des comparaisons, il a déclaré : « En 2010, on avait 4 millions 906 mille et en 2018, on a 7 millions pour les bovins ; pour les ovins, on avait en 2010, 1 million 615 mille et en 2018, on a 2 millions 709 mille ; pour les caprins, on avait en 2010, 1 million 931 mille et en 2018 on a 3 millions 246 mille ; pour les porcins, on avait 95 000 en 2010, aujourd’hui, on est à 140 000 et la volaille, en 2010, on était à 21 millions de têtes et en 2018, on est à 34 millions de têtes, voilà le cheptel guinéen ».

Ensuite, il aussi parlé de la contribution de son secteur au produit intérieur brut du pays : « Vous savez en 2018, la contribution de l’élevage au PIB global était de 3,1%. Et pour celui de l’agriculture, la contribution de l’élevage est en 2018, à 17.5% et les recettes générées par le secteur de l’élevage en 2010, c’était à 1 milliard 139 millions ; en 2018, c’est à 6 milliards 826 millions. »

Des avancées, qui selon le ministre de l’Elevage, ont été possibles grâce à des efforts opérés dans des filières relevant de son secteur. Parmi ces réalisations, il a listé entre autres :

Dans la filière avicole : la réalisation de campagnes de vaccination contre les principales maladies aviaires, notamment la maladie de Newcastle, couplées au déparasitage de la volaille ; formation de 240 aviculteurs traditionnels sur le thème portant sur la construction et l’entretien des poulaillers améliorés, l’alimentation et la santé animale ».

Dans la filière lait, il a cité entre autres efforts  : « la construction et l’équipement de quatre nouvelles mini-laiteries à Koumbia (Gaoual), Beyla-centre, Maréla (Faranah) et Dinguiraye-centre ; la formalisation de 8 groupements féminins laitiers pour la gestion des mini-laiteries ».

Dans le domaine de la santé animale : « Réhabilitation du laboratoire central vétérinaire de diagnostic. Le laboratoire ainsi rénové et équipé est à nouveau capable, avec de nouvelles techniques de pointe, de diagnostiquer les maladies animales d’importance économique et les zoonoses prioritaires dont la rage, la tuberculose, l’anthrax, la grippe aviaire, pour ne citer que celles-là ; lutte contre le charbon bactérien à travers la vaccination de 1 850 000 bovins ».

Dans le cadre des perspectives, le ministre et son équipe ambitionnent de poursuivre l’initiative présidentielle d’amélioration génétique de la race bovine ; pour ce faire, il envisage l’insémination artificielle de vaches dans les préfectures de notre pays conformément au programme guinéo-marocain ; la mise en valeur des espèces pastorales potentielles avec l’appui de la Banque islamique de développement se fera à travers des investissements portant sur plusieurs types d’aménagement et d’équipements d’élevage, à savoir : 138 forages équipés (système de pompage solaire) ; 56 puits pastoraux équipés de systèmes d’exhaure solaire ou manuelle ; 9 parcs de vaccination ; 47 marchés à bétail ; 36 aires d’abattage ; 100 parcs de nuit ; 146 parcs à foin ; 57 rampes d’accès ; 30 fosses d’ensilage ; 2 retenues collinaires… »

Abdou Lory Sylla pour Guinee7.com

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