Le 29 mai dernier, avec tambour et trompette, le ministère des Hydrocarbures a procédé à l’inauguration officielle du tout premier dépôt gazier du pays implanté à Dougoula, sous-préfecture de Kamsar, environ 255 km au nord de Conakry.

Le dépôt gazier permettra à la Guinée « d’importer directement le gaz butane par la voie maritime à travers le marché international économisant ainsi sur le surcoût transport du fait de l’importation terrestre du gaz à travers les pays voisins », s’est réjoui le ministre Djakariaou Koulibaly.

Et cerise sur le gâteau, pourrait-on dire. « La construction du dépôt de Kamsar et des dépôts de relais dans les villes de l’intérieur permettra d’assurer la disponibilité du gaz partout dans le pays à un coût nettement abordable. Pour illustration, le prix de bouteille de 6 Kg de gaz vendu à 180 000 fg en 2010 avant l’avènement du régime actuel sera vendu par le partenaire Guinée Gaz à 69 000 fg, soit une baisse de plus de 260% », a annoncé le ministre.

Le hic ? Le ministre ne nous a comparés qu’à nous-mêmes. Comme pour sacrifier à une tradition bien ancrée chez nous.  Car dès qu’on jette un coup d’œil chez les autres, on voit notre « révolution » des prix s’émousser.

De notre recherche en effet, nous avons constaté que le gaz butane coûte encore plus cher en Guinée -69 000 GNF, la bouteille de 6kg- que beaucoup d’autres pays de la sous-région.

La bouteille de 6 Kg se négocie, en Côte d’Ivoire, à 2 000 FCFA (35 619,91 GNF) ; au Sénégal, elle est à 2 885 FCFA/ (51 381,72 GNF) et au Mali à 2 910 FCFA (51826,97 GNF).

Nos efforts -appels et SMS- pour être édifié sur le prix du gaz en Guinée près du directeur général du Fonds d’appui à la promotion du gaz butane,  Moussa Diallo, ont été vains.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com