Dans le cadre de la lutte contre l’exploitation clandestine et abusive de la flore, dans la préfecture de Mamou, le préfet accompagné des cadres de l’environnement et de la filière bois, s’est rendu samedi 08 Mai 2021, dans le district de Farinta, sous-préfecture de Soyah qui fait frontière avec la République de la Sierra Leone.

Sur les lieux, plusieurs tas de madriers et de planches de Lingué, de Bani et de Fromagers ont été trouvés à l’absence des propriétaires.

Situé à une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Mamou, Farinta est devenu un centre de trafic de bois entre la Guinée et la République de la Sierra Leone. La mission a découvert des dizaines de tas de bois de Lingué, de Bani et de fromagers, entassés dans les villages de Klouklouya, Tanéné, Dounkoubia, Lambata et ses périphéries avec des indicatifs différentes comme PRO, AB, IK, B1, A ,etc….

Des citoyens disent ne pas connaître la nationalité des propriétaires des stocks de bois. Mais ils affirment que ces derniers parlent tout de même le créole sierra-léonais.

« Celui qui m’a confié le bois n’est pas là. Je ne sais pas d’où il vient. Il m’a confié les bois sans aucun accord. Je suis cultivateur et je ne sais rien de ça », a expliqué un habitant de Klouklouya.

Mory Diallo, préfet de Mamou, a dit que le constat est amer. « Il y a des bois partout. Nous allons continuer la tournée le long de la frontière Guinéo-Sierra Leonaise afin de traquer les auteurs de cette coupe clandestine et abusive de bois dans les différentes zones. Nous avons mis les bois et les machines sous scellés jusqu’à nouvel ordre. Et nous allons mettre un dispositif sécuritaire pour ne pas que les bandits puissent transporter les bois vers la Sierra Leone. Nous ferons tout pour que les bois arrivent à Mamou», a dit le préfet.

En attendant le transport des madriers et des planches vers le chef-lieu de la préfecture de Mamou, six (6) agents de force de sécurité et de défense des différents corps ont été postés à Tanéné, secteur situé à une quinzaine de kilomètres de la frontière Guinéo-Sierra Leonaise. Aucun suspect n’a pour le moment été arrêté.

AGP