Lors de leur conférence de presse, les membres du Front pour l’Alternance Démocratique (FAD), sont revenus sur les manifestations de rue annoncées par l’UFDG.

“Nous le disons de façon claire que nous sommes pour les manifestations, qui constituent d’ailleurs un droit constitutionnel.  Cependant, nous ne sommes pas prêts à manifester comme par le passé. Nous ne pouvons pas accepter de nous inscrire dans cette monotonie, cette même pratique qui ne produit pas les résultats escomptés. On manifeste, et 24 heures après, on est appelé par le pouvoir et il n’y a pas de suite dans le cadre d’un combat politique et pour l’amélioration des conditions de vie des populations. Nous disons oui à des manifestations si elles répondent à des objectifs prédéfinis qui entrent dans le cadre de l’intérêt des populations, mais pas simplement des manifestations qui ont pour objectif de faire de la surenchère politique, mettre la pression sur le pouvoir pour obtenir des intérêts partisans et personnels. Nous ne sommes pas d’accord”, a déclaré Mouctar Diallo, président des NFD.

Le fait de l’absence prolongée du chef de file de l’opposition sur le territoire guinéen, on n’a pas pu respecter notre programme initial (de dialogue)

Et Aboubacar Sylla, président de l’UFC, de renchérir : ‘‘Aujourd’hui il y a un cadre de dialogue qui existe. Ce qui n’était pas il y a deux, trois mois. Le fait de l’absence prolongée du chef de file de l’opposition sur le territoire guinéen, on n’a pas pu respecter notre programme initial. Aujourd’hui on se trouve dans une situation où il y a un cade de dialogue. Et nous avons dit en plénière qu’on ne peut pas être sur la table de dialogue et être dans la rue. Ça serait incohérent.’’

Pour conclure, ‘‘on ne peut pas être en train de discuter et aller dans la rue. Nous avons un code électoral, certes il n’a pas été promulgué d’abord mais il est passé à la cour constitutionnelle. Nous avons une CENI qui a repris sa participation au comité de suivi. Nous avons un texte concernant la réforme de la CENI à l’Assemblée nationale. Les prisonniers politiques sont définitivement libérés. L’indemnisation des victimes est en cours pour les victimes décédées’’, justifie Aboubacar Sylla.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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