La province du sud Kivu est le théâtre d’affrontements entre la milice Maï-Maï Yakutumba et l’armée congolaise. De nouveaux combats ont eu lieu mercredi 27 septembre aux abords de la ville d’Uvira et jeudi matin les habitants ont été réveillés par des tirs nourris. Selon eux les miliciens Maï-Maï Yakutumba venus de Rugongo ont attaqué la cité d’Uvira.

Panique au sein de la population

Au centre de Mulongwe par exemple, les commerces ont fermé et la circulation était aussi paralysée suite à des tirs sporadiques aux abords de la cité d’Uvira. Mais vers la fin de l’après-midi mercredi, les renforts de l’armée ont pu provisoirement rétablir lsécurité.
Provisoirement puisqu’aujourd’hui, à l’aube, des miliciens ont déclenché de nouvelles attaques, avant d’être repoussés vers les montagnes surplombant la cité d’Uvira, selon le témoignage de Majaliwa Japhet Kazani président de l’organisation de la société civile « Forces Nouvelles » à Uvira:

 »Ils sont venus en pirogues à moteur par le lac Tanganyika, et ils étaient lourdement armés. Un autre groupe a pris la route, et le troisième a pris les moyens plateaux dans les montagnes de Lugongo. Maintenant ces trois fronts se sont retrouvés bloqués par les FARDC, les forces armées congolaises. La situation est devenue en peu calme maintenant. »

La Monusco se déploie

Les troupes de cette mission onusienne pour la stabilité au Congo se sont déployées rapidement à Uvira. Selon Florence Maréchard porte parole adjointe de la Monusco, sur le terrain, les troupes onusiennes ont une double mission :

« En reponse à ces affrontements la mission des Nations unies pour la stabilisation de la RDC, la Monusco , dont le mandat est de protéger les civiles, a donc décidé de déployer les troupes sur le terrain pour dissuader toute attaque contre la ville et éviter l’escalade: »

Dans son communiqué la Monusco exhorte les groupes armés à cesser immédiatement ces hostilités, y compris toute forme de violence contre les populations civiles innocentes. La mission onusienne prévient à cet effet que « ceux qui parrainent des groupes armés ainsi que ceux qui ont des responsabilités de commandement,s eront tenus pour responsables de violations des droits de l’Homme », poursuit le communiqué.

 

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