Du 2 au 5 décembre 2019, la Communauté Economique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) procédera, à Conakry, à une évaluation de la mise en oeuvre des orientations de l’Ecowap 2025 et des perspectives de développement du secteur agro-sylvo-pastoral et halieutique, pour les trois prochaines années (2020-2022). En prélude de cet événement, le ministère de la Coopération et de l’Intégration Africaine et la CEDEAO étaient devant la presse, ce dimanche 1 décembre 2019, dans un réceptif hôtelier de la place.

« La conférence de presse qui nous réunit ce matin se situe dans le cadre des réunions régionales de la CEDEAO, en vue de faire le bilan à mi-parcours de la mise en œuvre des orientations de la politique commune agricole de la CEDEAO jusqu’en 2019 ». C’est en ces termes, que Mme Hadja Mabinty Condé, directrice de l’Intégration africaine, a ouvert les débats.

Selon les conférenciers, la commission de la CEDEAO et les États membres, mettent en oeuvre le Programme régional d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (Priasan) et les Programmes nationaux d’investissement agricole et de sécurité alimentaire et nutritionnelle (PNIASAN) de seconde génération dans le cadre de l’Ecowap 2025. L’objectif de ses programmes est de créer des réserves alimentaires dans l’espace de la CEDEAO. Déjà, près de 35.000 tonnes sont stockées.

« On a adopté un acte additionnel sur la création de réserve régionale de la sécurité alimentaire. L’idée de cette réserve, c’est que nous, ouest-africains, nous-mêmes, pays, nous puissions constituer le stock pour que nous fassions face à des chocs et à des désastres, que nos pays et la région soient en capacité de secourir la population. Au lieu de tendre la main aux étrangers, nous-mêmes on doit se donner cette capacité-là. Donc, depuis trois ans maintenant, nous sommes en train de mettre cette réserve. On a pu constituer à peu près 35.000 tonnes et notre objectif c’est de constituer 400.000 tonnes permanantes (…) », a expliqué Alain Sy Traoré, directeur Agriculture et Développement Rural de la CEDEAO.

Dans son exposé, Alain Sy Traoré a expliqué également que le pays membre qui se trouvera dans le besoin va faire une demande à la CEDEAO pour l’assister. Une fois que ce pays a obtenu sa demande, les années qui suivront, il va rembourser la quantité qu’il a obtenu initialement pour combler le vide au sein de la réserve de la CEDEAO.

A la question de savoir si c’est la CEDEAO elle-même qui va faire l’agriculture, Alain Sy Traoré précise que : « Ce n’est pas la CEDEAO qui va aller sur le terrain pour aller planter le riz ou le fonio. Nous faisons un mécanisme formidable qui s’appelle appel à proposition sur diverses thématiques ; ça peut être le changement climatique, ça peut être l’adaptation de l’agriculture par rapport au changement climatique, ça peut être des questions de semence (…) Et toutes les ONG éparpillées sur l’ensemble des 15 États membres de la CEDEAO, des organisations professionnelles ont la possibilité de postuler dans nos appels à propositions. Quant ils postulent et gagnent, ils touchent une subvention qui peut varier entre 150 000 € et 400 000 € », dira-t-il.

Depuis la création de l’acte additionnel en 2013, par les chefs d’État de la CEDEAO, c’est la première fois que la Guinée accueille une telle rencontre. Lors des échanges, ces acteurs vont faire un bilan, de 2015 à 2019, pour regarder vraiment ce qui a marché, ce qui n’a pas marché, quels sont les points de succès, mais aussi se remettre dans le nouveau contexte.

Après ces rencontres, la première réunion du Comité de gestion de la Réserve régionale de sécurité alimentaire et un atelier régional d’échanges sur les politiques nationales de stockage de sécurité alimentaire auront lieu les 9, 10 et 12 décembre prochain.

Bhoye Barry pour guinee7.com

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