Une nouvelle Unité de Brigade Anti-Criminalité (BAC) dénommée BAC13, implantée dans le quartier Yattaya T6 Commune de Ratoma à Conakry, a été officiellement mise en activité, vendredi, 08 août, par les autorités de la Police.

Les BAC, unités mixtes police-gendarmerie étaient au nombre de 10 à leur relance en 2012, en 2013 deux autres ont été créées et cette année 2014, elles sont passées à 13, implantées à Conakry, Dubréka et Coyah.

Avec leur promptitude sur le terrain dans la traque des malfrats ces deux dernières années dans la capitale guinéenne, les autorités policières ont créé la treizième BAC pour renforcer les capacités opérationnelles de celles existantes dans la lutte contre la grande criminalité qui faisait rage à Conakry.

Au lancement officiel de la BAC13  par le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le coordinateur général des BAC, colonel Mamadou Soumah a invité les autorités à l’amélioration des conditions de travail de ces unités sur le terrain, avant d’engager les troupes dans la lutte contre les bandits.

La cérémonie a été mise à profit par le ministre de la Sécurité, Madifing Diané, pour  magnifier les efforts de lutte contre la criminalité que déploient les BAC à Conakry.

‘’On ne peut pas réussir à 100%  à éliminer le banditisme, parce qu’il est devenu un phénomène de société. Mais, vous avez pu mettre sous contrôle la grande criminalité qui endeuillait tous les jours des familles dans notre capitale’’, s’est exprimé le ministre.

Dans une liberté de ton, le ministre a mis en garde les agents des unités de BAC contre toute violation des Droits humains dans leur mission.

‘’Vous êtes des rares unités autorisées à utiliser les armes de guerre, mais ces armes ne doivent être utilisées que si vous vous trouvez dans la totale légitime défense. Si vous vous affrontez avec un bandit que vous pouvez maitriser sans arme, faites usage de vos expériences et vos formations pour le maitriser’’, a conseillé  Madifing Diané aux troupes.

Le ministre  a ensuite rassuré les uns et les autres de sa disponibilité, de l’engagement de son département et celui du gouvernement, à améliorer leurs conditions de travail.

Actuellement, les bandits ont battu retraite à l’intérieur du pays où ils sèment la terreur. Pour contrecarrer cette stratégie, les autorités comptent implanter, les mois à venir, trois Compagnies Mobiles d’Intervention et de Sécurité (CMIS) dans les préfectures criminogènes de Forécariah, Siguiri et Beyla.

AGP