Moussa Magassouba, l’actuel ministre des Mines en faisant arrêter les travaux de Winning Consortium Simandou sous prétexte qu’il faut donner 15% d’actions gratuites à l’Etat, a provoqué la mise en chômage technique d’environ 15 000 employés dont 11700 Guinéens. Et, a surtout fait déplacer les travaux du chantier pour les bureaux. Le bruit des bulldozers a été transformé en débats feutrés entre avocats dans des salons huppés ou dans de splendides bureaux. Bref, l’élan pris par WCS s’estompe. Et l’espoir de voir les premières tonnes de fer sur le marché en fin 2024 fond comme Döni [Beurre de karité] au soleil.

Pour un régime de transition qui se veut proche de la population, venu donner de l’emploi et de l’espoir aux jeunes, l’initiative du ministre des Mines est inconcevable. C’est du pur génie. Le genre de décision que l’on analyse sous toutes ses coutures sans rien y comprendre.

Pour rappel, le groupe WCS a posé des actes sur le terrain dès 2019, l’aménagement des tunnels commencés, ainsi que la construction du port en eau profonde (avancé à plus de 30%).

Pour le moment, comme dit haut, on se replonge dans des négociations. La Co-entreprise créée par l’Etat a du mal à fonctionner. Les questions liées aux responsabilités de l’Etat [Ministère des Mines, Trans-guinéen] se posent avec acuité. Chaque partie de la co-entreprise met en place un conseil (avocats) robuste, payé à des prix qui coutent les yeux de la tête ! Pendant ce temps Rio Tinto finance ses petits projets communautaires pour marquer sa présence sur le terrain. Comme cela a toujours été.

Ibrahima S. Traoré pour guinee7.com