Censure

Morissanda Kouyaté se dit “l’homme à abattre” et en tire une fierté

Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, a animé une conférence de presse au siège de son département à Conakry. L’objectif de cette rencontre avec les médias était d’apporter des précisions sur la situation des Guinéens rapatriés d’Allemagne et de répondre aux interrogations suscitées par ce dossier sensible.

Au cours de son intervention, le chef de la diplomatie guinéenne n’a pas manqué de faire un clin d’œil appuyé à ses détracteurs, évoquant ce qu’il considère comme une campagne d’attaques dirigée contre sa personne : « mon état d’ame après toutes ces péripéties, je pense qu’après quatre ans, j’ai eu le prix de l’homme à abattre auprès du Général Mamadi Doumbouya. Je suis fier de l’avoir. Ma loyauté n’est plus à démontrer. »

Poursuivant sur le même ton, le ministre est revenu sur ce qu’il qualifie d’« insultologie », dénonçant l’acharnement dont il ferait l’objet : « les insultologue, les insulteurs l’ont déjà démontrer. Je ne suis pas le seul dans le gouvernement. Il y a beaucoup d’autres ici. Mais la furie avec laquelle ont dit MORISSANDA MORISSANDA… Mon état d’âme, je suis heureux. Quand je regarde tout ça, c’est une seule image que je vois. Un canard sous la pluie. »

Se voulant serein face aux critiques, Morissanda Kouyaté a réaffirmé l’engagement du gouvernement à servir tous les citoyens, y compris ceux qui contestent son action : « je suis serein. J’ai dit une phrase que je vais répéter. Même si vous êtes contre nous, notre gouvernement. Même si vous nous insultez, même si vous complotez contre notre gouvernement. Nous viendrons vous chercher. Ce qui m’insulte et insulte le président, le jour qu’ils auront des problèmes, nous iront les chercher. Parce que nous sommes à leur service. Ceux qui insultent, qui oublient ce qu’on a fait. Ceux-là, s’ils ont un problème demain sur instructions du chef de l’État, nous iront les chercher. Pour la Guinée et pour le président. »

Le ministre a également rappelé la distinction internationale qu’il dit avoir reçue, qu’il présente comme la reconnaissance de son engagement : « moi j’ai eu le prix Nelson Mandela parce que j’ai défendu l’humanité. Mes frères, mes sœurs, mes mères, mes pères soyez serein. L’insultologie ne passera pas. Il faut plus pour nous décourager. Personne ne nous decouragera dans le sens de la refondation. »

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com