Censure

Injures, blanchiment, stupéfiants : ce que risquent Yama Sega et Maya Kaba

Le Parquet général près la Cour d’appel de Conakry a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire visant Mariama Bah, connue sous le nom de Yama Sega, et Mariama Kaba, alias Maya. Les deux femmes sont mises en cause à la suite de la diffusion, sur les réseaux sociaux, de propos jugés injurieux, outrageants et attentatoires à la dignité humaine.

Dans un communiqué officiel rendu public ce 17 avril 2026, le Parquet précise que cette procédure fait suite à des contenus largement relayés, notamment sur Facebook. Les faits reprochés auraient été commis via des plateformes numériques accessibles au grand public, ce qui leur confère une dimension aggravante au regard de la loi.

Selon le document, le Parquet de la République près le Tribunal de première instance de Mafanco avait déjà, par correspondance en date du 14 avril 2026, instruit l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) d’ouvrir une enquête judiciaire sur cette affaire.

Des qualifications pénales lourdes

Les faits dénoncés sont susceptibles de recevoir plusieurs qualifications pénales. Il s’agit notamment d’injures publiques, de menaces et de propos attentatoires à la dignité humaine. À ces accusations s’ajoutent des soupçons d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux ainsi que d’infractions liées aux stupéfiants.

Le communiqué rappelle que ces faits sont prévus et réprimés par plusieurs textes législatifs en vigueur en Guinée, notamment la loi relative à la cybersécurité et à la protection des données à caractère personnel, celle portant lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, ainsi que diverses dispositions du Code pénal.

Interpellation et suite de la procédure

Le Parquet général indique que les deux mises en cause ont été interpellées ce vendredi 17 avril 2026. Elles doivent être entendues dans le strict respect des garanties procédurales prévues par le Code de procédure pénale, avant d’être éventuellement placées en garde à vue par des officiers de police judiciaire.

Toujours selon la même source, elles seront présentées le 20 avril 2026 devant le Parquet de la République près le Tribunal de première instance de Mafanco pour la suite de la procédure judiciaire.

Un message de fermeté des autorités judiciaires

À travers ce communiqué, le Parquet général réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité, y compris celles commises dans l’espace numérique. Il insiste sur la nécessité de faire respecter la légalité, les droits fondamentaux et les principes de l’État de droit.

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Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com