Censure

Maya La Solution exprime des regrets et promet de changer de comportement

Après plusieurs jours de critiques nourries sur les réseaux sociaux, Maya Kaba, plus connue sous le pseudonyme de Maya La Solution, sort du silence et adresse un message d’excuses aux autorités et à l’opinion publique.

Depuis la Turquie, où elle affirme avoir récemment subi une intervention chirurgicale au pied, la créatrice de contenus a publié une vidéo en langue maninka sur sa page Facebook. Dans cette intervention, elle reconnaît des excès dans ses prises de parole en ligne. « Que le peuple de Guinée, les autorités et mes admirateurs me pardonnent. Mes deux mains au dos, je regrette mes actes. Quand je visionne certaines de mes vidéos, j’ai honte. Je n’ose pas les regarder. (…) Je prends l’engagement de ne plus insulter sur les réseaux sociaux. Qu’on me pardonne », déclare-t-elle, apparaissant avec la tête entièrement couverte d’un foulard.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par une vive controverse déclenchée à la suite d’un direct diffusé récemment sur les plateformes sociales. Lors de cette intervention, Maya La Solution avait tenu des propos jugés offensants et déplacés à l’endroit de l’artiste Yama Sega, déjà elle-même régulièrement critiquée pour la nature de ses contenus.

Au-delà de cet échange polémique, d’autres déclarations ont contribué à attiser la colère des internautes. Elle avait notamment affirmé posséder une importante somme d’argent liquide à son domicile, évoquant 3 milliards de francs guinéens, tout en assurant consacrer mensuellement 10 000 dollars à l’achat de parfum corporel.

Ces propos, largement relayés et commentés, ont suscité une vague d’indignation sur la toile, où de nombreux utilisateurs ont dénoncé à la fois le ton employé et les messages véhiculés.

Avec cette prise de parole, Maya Kaba semble vouloir apaiser les tensions et amorcer un changement d’attitude. Reste à savoir si ces engagements suffiront à convaincre une opinion publique encore marquée par la controverse.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com