Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a enclenché une procédure visant à empêcher plusieurs hauts cadres de quitter le territoire national, dans le cadre d’investigations en cours.
D’après des informations, cette mesure concerne un total de 111 personnes issues de l’administration publique et d’entreprises d’État. Parmi elles figurent des profils variés, notamment des directeurs administratifs et financiers, des gestionnaires impliqués dans les marchés publics, des contrôleurs financiers, ainsi que des responsables occupant des fonctions stratégiques au sein de structures publiques telles que les sociétés d’électricité et d’eau.
Cette décision du parquet s’inscrit dans une dynamique d’enquêtes approfondies portant sur des faits présumés jugés particulièrement graves. Les personnes visées sont soupçonnées d’implication dans plusieurs infractions économiques, parmi lesquelles le détournement de fonds publics, des pratiques de corruption, des faits d’enrichissement illicite ou encore des opérations de blanchiment d’argent. À cela s’ajoutent des accusations liées à l’abus de confiance, à la falsification de documents administratifs et à des faits d’escroquerie.
Parmi les noms cités dans ce dossier figure également celui de l’ancien ministre de la Défense nationale, Dr Mohamed Diané, déjà au cœur de plusieurs procédures judiciaires depuis le changement de régime.
À travers cette initiative, le parquet spécial entend visiblement renforcer le contrôle sur les personnes mises en cause, en évitant tout risque de fuite à l’étranger durant la phase d’instruction.
Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com
