Censure

Chambre des appels de la CRIEF : le parquet requiert la confirmation de la peine de Dr Kassory Fofana

La chambre des appels de la CRIEF a entendu les réquisitions du parquet spécial et les plaidoiries des parties. L'ancien Premier ministre conteste sa condamnation à cinq ans de prison prononcée en première instance.

Après plusieurs mois d’attende, les réquisitions et plaidoiries dans l’affaire opposant le parquet spécial à l’ex premier ministre du régime déchu, Dr Ibrahima Kassory Fofana se sont finalement tenues, ce jeudi 18 juin 2026 par devant la chambre des appels de la cour de répression des infractions économiques et financières(crief).

Kassory Fofana qui est libre depuis le 05 mars dernier mais hospitalisé à la clinique pasteur est poursuivi pour des faits de « détournement de deniers, enrichissement illicite et blanchiment des capitaux » portant sur un montant de 15 milliards de francs guinéens.

En instance, l’ex chef du gouvernement Guinéen qui ne s’est jamais présenté à la barre a été condamné à cinq (5) ans d’emprisonnement et au paiement d’une amende 2 milliards de francs guinéens. Et, la cour a ordonné la confiscation des montants logés dans ses différents comptes à la banque Vistagui au profit de l’Etat Guinéen. Et, il l’a condamné également au paiement à titre principal d’un montant de 15 milliards de francs guinéens et au paiement de 3 milliards de francs guinéens à titre de dommage et intérêt au profit de l’Etat.

Et, lors de ses plaidoiries par devant la chambre des appels, l’agent judiciaire de l’État(AGE) représenté par Me Pépé Antoine Lamah a plaidé pour la confirmation du jugement déféré dans toutes ses dispositions. Demandant également la condamnation du prévenu au paiement d’une somme de 20 millions gnf pour appel abusif. Par ailleurs, il a invité la cour a décidé sur siège pour des raisons de santé du prévenu qui nécessite une évacuation.

Dans ses réquisitions, le parquet spécial représenté par Pierre Segbé Kamano a soutenu que les infractions sont imputables au prévenu. Sollicitant à la cour de déclarer mal fondé l’apel de Dr Kassory. Et, il a requis la confirmation du 1er jugement dans toutes ses dispositions.La chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a examiné, ce jeudi 18 juin 2026, le dossier impliquant l’ancien Premier ministre Dr Ibrahima Kassory Fofana. Cette audience, consacrée aux réquisitions du parquet spécial et aux plaidoiries des parties, intervient plusieurs mois après l’ouverture de la procédure d’appel.
Dr Kassory Fofana, poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, d’enrichissement illicite et de blanchiment de capitaux portant sur un montant de 15 milliards de francs guinéens, n’a pas comparu devant la juridiction. Depuis sa remise en liberté le 5 mars dernier, il est hospitalisé à la clinique Pasteur.

En première instance, l’ancien chef du gouvernement avait été condamné à cinq ans d’emprisonnement et à une amende de deux milliards de francs guinéens. La juridiction avait également ordonné la confiscation des fonds détenus sur ses comptes à VistaGui au profit de l’État guinéen. À cela s’ajoutaient le remboursement de 15 milliards de francs guinéens ainsi que le paiement de trois milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.

À l’audience de ce jeudi, l’Agent judiciaire de l’État, représenté par Me Pépé Antoine Lamah, a demandé à la chambre des appels de confirmer intégralement cette décision. Il a également sollicité la condamnation de l’ancien Premier ministre au paiement de 20 millions de francs guinéens pour appel abusif. L’avocat a par ailleurs invité la cour à statuer rapidement, évoquant l’état de santé du prévenu.
De son côté, le parquet spécial, représenté par Pierre Segbé Kamano, a estimé que les infractions reprochées à Dr Kassory Fofana étaient établies. Il a demandé à la cour de déclarer l’appel mal fondé et de confirmer le jugement rendu en première instance dans toutes ses dispositions.

À l’issue des débats, la chambre des appels a mis l’affaire en délibéré. La décision est attendue le 2 juillet 2026.

Abdoul Lory Sylla pour guinee7.com