Censure

PANAFIC : l’ANAFIC lance la capitalisation des acquis du projet

Le gouvernement guinéen, à travers l’Agence nationale de financement des collectivités locales (ANAFIC), a entamé ce mardi 22 septembre 2026, à Conakry, le processus de capitalisation des acquis du Projet d’appui à l’ANAFIC (PANAFIC). L’atelier national, prévu sur deux jours, réunit des représentants du gouvernement, de l’ANAFIC, de l’Agence française de développement (AFD), des services déconcentrés, des collectivités et plusieurs bénéficiaires du projet.

Financé par l’AFD, le PANAFIC vise notamment à renforcer les capacités de l’ANAFIC et des collectivités décentralisées, à améliorer les mécanismes de financement local et à accompagner la réalisation de projets répondant aux besoins des populations.

À l’ouverture des travaux, le directeur général de l’ANAFIC, Sékou M’Mawa Touré, a rappelé que l’agence est issue d’un long processus d’accompagnement de la décentralisation guinéenne. « À travers une bonne vingtaine d’années d’accompagnement, avec plusieurs bailleurs de fonds, notamment l’Agence française de développement, nous sommes arrivés, entre 2017 et 2019, à la décision du gouvernement de la République d’institutionnaliser ce qui était jusque-là un projet », a-t-il expliqué.

Selon lui, le PANAFIC a permis de consolider plusieurs acquis dans les collectivités. « Globalement, je voudrais dire que le projet PANAFIC a été une réussite. Il s’agit d’une réussite globale, qui a permis d’atteindre les territoires les plus éloignés de la Guinée. Nous avons notamment réussi à renforcer l’ANAFIC elle-même. Nous avons également renforcé les capacités des collectivités locales », a déclaré le DG de l’ANAFIC.

Représentant l’AFD à la cérémonie, El Hadj Moussa Doumbouya a rappelé l’engagement de l’institution française dans le processus de décentralisation en Guinée. Il a notamment souligné que l’AFD entend poursuivre son accompagnement des collectivités, estimant que le développement local doit davantage s’appuyer sur les structures décentralisées.

Présidant la cérémonie, la ministre de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, Djenabou Touré, a insisté sur le véritable objectif de la rencontre. « Nous ne sommes pas ici pour célébrer. Nous sommes ici pour apprendre. Capitaliser, c’est regarder ce qui a réussi et comprendre pourquoi. C’est aussi regarder ce qui a résisté et en tirer les conséquences », a-t-elle déclaré.

La ministre a également relevé plusieurs défis, notamment la faible participation des femmes dans certaines instances de décision, le rythme encore lent du recouvrement des ressources propres des collectivités et les insuffisances de la chaîne comptable communale.

« La question qui se pose désormais n’est donc plus celle de la performance du projet. C’est celle de la pérennité de ses acquis », a-t-elle insisté, appelant à des décisions sur le financement régulier des collectivités, la digitalisation comptable et l’opérationnalisation de la fonction publique locale.

Pendant deux jours, les participants sont ainsi appelés à examiner les acquis, les insuffisances et les leçons du PANAFIC afin de formuler des recommandations susceptibles de guider les prochaines interventions en faveur du développement local et de la gouvernance de proximité en Guinée.

Bhoye Barry pour guinee7.com