Aujourd’hui le championnat guinéen occupe la 9ème place des meilleurs championnats d’Afrique et 2ème de la sous-région. Et dans les compétitions interclubs les représentants guinéens, sont passés, depuis 3 ans, à 4 clubs au lieu de 2 ; grâce aux performances et la constance du Horoya AC en Ligue des champions et en coupe de la confédération. Même si à date, seul le Horoya AC sur les trois clubs, peut se réjouir d’au moins, de deux quarts de finale de ligue des champions et d’une demi-finale de la coupe de la Confédération en 2020, force est de constater qu’au niveau des clubs ça évolue.

On ne peut malheureusement pas en dire autant pour l’équipe nationale. Nous avons posé la question à un observateur du football guinéen.

Selon lui, « les organisations ne sont pas les mêmes. Il y a des attentes démesurées pour une équipe nationale qui n’est pas encore correcte, il suffit juste de faire une victoire et on se focalise sur des résultats techniques c’est-à-dire on te bat tu es mauvais, tu gagnes tu es bon alors que tu peux perdre et être bon et gagner et être mauvais ».

« La deuxième chose ajoute-t-il, quels sont les critères de recrutement des soi-disant professionnels parce que tous ceux qui sont recrutés en qualité de professionnels sont au même niveau que ceux qui jouent dans les clubs en compétition internationale en Afrique. La preuve hier [24 janvier] Morlaye Sylla est rentré et il a transformé le match. Pourtant, c’est un joueur local. Il y a beaucoup d’éléments comme ça qui entrent en ligne de compte ».

« L’autre chose aussi est liée à l’impatience de construire quelque chose de durable, aujourd’hui tout le monde est en train de juger Kaba Diawara sur un match. Alors que ce match peut servir d’expérience. Mais tout le monde doit être d’accord que l’équipe nationale qui a été présentée à la presse était loin de ce que les gens pensaient, quand elle partait à la Can… Cela veut dire qu’il y a un travail qui a été fait », a-t-il expliqué.

Maintenant comment consolider le travail ? « Il faut lui donner les moyens de sélectionner et donc cela passe par beaucoup d’étapes. Ça passe par exemple par les moyens qui sont mis à la disposition de l’équipe nationale, ça passe par l’encadrement. Est-ce qu’il y a des missions qui vont à l’international pour essayer de voir les meilleurs joueurs guinéens à des postes dont on a besoin. Il ne sert à rien d’envoyer un professionnel qui va nous couter cher alors qu’il y a des joueurs locaux en Guinée ici pour faire le travail ».

L’autre chose aussi, « des infrastructures sont défaillantes. Aujourd’hui on parle de 2025 [La Guinée est censée organiser la CAN de cette année], on ne pense même pas encore à 2035 avec le niveau des infrastructures, maintenant nous ne parlons pas de la corruption et la pagaille autour de la fédération guinéenne de football, des gens qui veulent se servir du football pour exister ».

Focus de guinee7.com