Gassama Diaby, un Ministre de la république a tellement à faire que s’il donne coups pour coups à tous les coups, il ne réussira  jamais  à accomplir  la dixième partie de sa feuille de route.

Beaucoup de guinéens comme moi , se posent aujourd’hui la question sur le bien fondé de la sortie médiatique à laquelle vous vous êtes prêté en  tentant  de  vous  justifier d’une accusation  et de mettre en garde vos prédateurs d’un éventuel  manquement ou  diffamation.

le Ministre vous avez une triple casquette qui doit faire de vous un homme averti censé connaitre l’homme dans sa complexité pour  refuser de tomber dans les pièges  des mots venant des hommes : Vous êtes  d’abord  juriste,  ensuite  vous aviez enseigné les hommes, et enfin  vous êtes  un ministre de la république et de surcroit un ministre des droits de l’homme.

Cette triple casquette  qui a caractérisé votre vie dans le passé, qui dirige votre vie actuelle et qui  vous place devant, au milieu et derrière les hommes, devrait   être votre arme pour positiver chaque  diffamation  contre votre personne afin de prendre le dessus. Car comme le disait Albert Einstein  «  Je bénis pour mes ennemis, car sans leurs critiques et diffamations, je ne serrai pas là où je suis aujourd’hui. »

Gassama Diaby, être un  ministre  de la république, c’est être capable de sortir des préjugés,  car dans vos propos,  je cite :

« Je suis meurtri par cette volonté acharnée de me salir, parce que j’ai créé avec mes compatriotes un lien de confiance qui ne plait pas. Je suis blessé, parce qu’on ne m’accepte pas dans mon camp même. On me traite de traître. J’ai refusé de ne pas m’inscrire dans le mensonge. J’ai donné ma vie pour les droits de l’homme en Guinée. Je suis victime de haine et de diffamation.»

Vous affirmez clairement être blessé parce qu’on ne vous accepte pas dans votre camp même. On vous traite de traite.  Monsieur  le ministre, cette façon de juger  les hommes de votre camp relève à mon avis d’un pur et simple préjugé.  Je sais qu’il me sera difficile de vous convaincre d’un préjugé, car comme le disait le célèbre Albert Einstein « Il est plus facile de briser un atome que de briser un préjugé ».

Monsieur le ministre, vous posez un problème sans solution. Hors un problème sans solution est un problème mal posé.  Je me demande comment un homme peut ne pas être accepté dans son camp s’il n’a pas changé de camp ?  Ne vous donnez pas cette impression, refusez de souffrir et de vous isolez  pour  des préjugés infondés. N’essayez  pas de devenir un homme qui a du succès. Essayez de devenir un homme qui a de la valeur. Car, comme le disait Simon de Bignicourt : «  pour un homme qui cherche du succès, il lui est  très difficile de renoncer à ses préjugés qu’à ses goûts. »

A mon avis, Dans la vie, il y a deux catégories d’hommes : Ceux qui regardent les autres hommes tels qu’ils sont et se demandent pourquoi. Ceux qui imaginent les autres hommes  tels qu’ils devraient être et se disent : pourquoi pas ? Je souhaite M. le ministre que vous fassiez partie de la deuxième catégorie, car vous ne finirez jamais de vous interroger sur un seul homme à plus forte raison sur un peuple jusqu’à la dernière conséquence de votre vie sur terre. Donner  donc coups pour coups, vous passerez toute votre mission ministérielle à donner des coups.

le ministre, je finis avec cette citation de Alexandre Dumas « Si tu deviens homme d’Etat, n’oublie pas que le grand secret de la politique est dans ces deux mots : savoir attendre. Si tu es ministre, souviens-toi qu’on se tire de tout avec ces deux mots : savoir agir. »  Je vous prie donc de savoir agir et de ne jamais composer  avec l’extrémisme, les préjugés, l’antisémitisme ou le rejet de l’autre.

Guillaume Hawing, Scientifique

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