Moussa Moise Sylla, du site inquisiteur.net , Ibrahima Sory Traoré du site guinee7.com et Youssouf Boundou Sylla du site guineenews.org étaient, ce mercredi 16 décembre, devant la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Kaloum. Ils sont poursuivis par Zénab Nabaya Dramé, la ministre de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle pour diffamation. 

Après l’ouverture de l’audience par la juge Hadja Mariama Doumbouya, la plaignante et son avocat étaient absents dans la salle, du coup la juge a demandé au procureur Alpha Sény Camara de faire ses observations. 

Dans son intervention, ce dernier a déclaré que « pendant que je suis en train de suivre le dossier dans le cabinet d’instruction, on poursuit les informateurs ». Donc en conséquence, « je vous propose de surseoir à cette demande à défaut d’annuler la procédure », sollicita le ministère public au tribunal. 

Il soutient également que : « C’est facile pour nous maintenant de mettre la main sur X (…) C’est Zenab qui est X », a argumenté le procureur, avant de poursuivre : « La fuite en avant ne marche pas en droit… Il faut qu’on dise le droit dans ce pays ».

« Nous nous félicitons de la sortie du procureur », dira Me Salifou Béavogui, un des avocats de la défense, tout en  disant qu’il devrait demander d’abandonner définitivement le dossier. 

« Pour le moment, nous discutons de la recevabilité du dossier », renchérit un autre avocat de la défense. 

Et Me Pépé Antoine Lama d’enfoncer le clou : « Surseoir à la procédure ne nous arrange pas ; demandez plutôt de déclarer la note d’audience de nul et nul effet ».

Après avoir écouté les deux parties,  la juge correctionnelle a mis le dossier en délibéré pour le 22 décembre prochain, sur toutes les exceptions soulevées par les avocats de la défense et le procureur. 

Au sortir de la salle, au nom des avocats de la défense, Me Salifou Béavogui dit qu’ils gardent un grand espoir pour la suite de la procédure. Sur leurs oppositions sur la demande du ministère public, il précise que : « Si c’était un dossier envoyé devant le tribunal sur son initiative, le problème n’allait pas se poser ; il est le poursuivant principal. Mais nous sommes dans une procédure particulière, dans laquelle une personne qui s’est senti victime ou offensée par une infraction a saisi le tribunal. En pareille circonstance la personne devienne maîtresse de la procédure. C’est elle qui doit administrer la preuve, ce n’est pas le procureur… Donc, le procureur ne peut demander l’arrêt de la procédure dont il n’est pas l’initiateur. C’est ça la nuance, la partie civile peut venir à tout moment continuer la procédure. C’est pour cette raison que nous, nous voulons une décision, mais une décision définitive ».

Bhoye Barry pour guinee7.com 

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